On a eu les bonnets rouges, puis les gilets jaunes, gardons-nous de :
Colères, courroux, fureurs, rages, ires...NOIRES

NOIR... c'est... NOIR (il y a encore l'espoir)

On a eu les bonnets rouges, puis les gilets jaunes, gardons-nous de : Colères, courroux, fureurs, rages, ires...NOIRES

Ecrit par l'Ordissinaute claudLo

Avant de vous offrir mon texte "FOL-DINGO" je me dois de vous livrer, quelques citations de:
Léopold Sédar Sengor (1906-2001)
Poète, écrivain, homme d'état français puis sénégalais.
Premier président de la république du Sénégal (1960-1980 )
Premier africain a siéger sous la coupole de l'académie française, portant bicorne,habit vert, cape, épée à la main.
                                            °°°°°°°°°°°°°°°°°

J'ai révé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus.

Les racistes, sont des gens qui se trompent de colère.

Penser et agir par nous mêmes, en Nègres... accéder à la modernité, sans piétiner notre authenticité.

Au contraire de l'Européen classique, le Négro-Africain, ne se distingue pas de l'objet, il ne le tient pas à distance, il ne le regarde pas:  il le touche, il le palpe, il le sent.

Le poème n'est accompli, que s'il se fait chant, paroles et musique en même temps.

La poésie ne doit pas périr, car alors, où serait l'espoir du monde ?

Cher frère blanc,
Quand je suis né, j'étais noir
Quand j'ai grandi, j'étais noir.
Quand je suis au soleil, je suis noir.
Quand je suis malade, je suis noir.
Quand je mourrais, je serai noir.

Tandis que toi homme blanc:
Quand tu es né, tu étais rose.
Quand tu as grandi, tu étais blanc.
Quand tu vas au soleil, tu es rouge.
Quand tu as froid, tu es bleu.
Quand tu as peur, tu es vert.
Quand tu es malade, tu es jaune.
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors de nous deux, qui est l'homme de couleur ?

                                             °°°°°°°°°°°°°°

A moi maintenant, humblement.

Le heurtoir de la porte du manoir, abritant une toile de Renoir, est peint en noir.
Un grand noir, y œuvre au noir, en qualité de vigile, son œil noir et sa personne imposante entièrement revêtue de noir , dissuaderaient tout individu ayant de noirs desseins quant-au Renoir.
Par une nuit noire, notre cerbère, broie  du noir;  après s' être servi un petit noir, son humeur noire se dissipe, lui permettant une réflexion nette, expurgée du noir.
Ce "taf" au noir l'indispose, il souhaiterait le quitter, mais il pressent que de gros nuages noirs, pertuberaient son existence.
Que faire ? Perdu dans ses cogitations, il remarque sur la haie vive, un bel oiseau, noir de jais aux reflets bleus.
Cela lui remet en mémoire, le souvenir d'une proposition qu'un oiseleur d'origine pied-noir, dépassé par le succès de son commerce, lui avait faite, à savoir: Le seconder, moyennant un salaire déclaré, convenable.
Fébrilement, il allume son smartphone dont l'écran noir s'éclaire.
IL appelle la personne concernée, qui lui confirme que l'offre tient toujours.
Fou de joie, il débouche une bouteille de pineau noir, boit au goulot, jusqu'à devenir noir... curieux un noir qui se noircit.

Le lendemain, dégrisé, il aborde le maître des lieux, l'informe de sa décision de le quitter sur le champ.
Cet "aristo" dédaigneux, part d'un grand éclat de rire moqueur.
- « Mossieu fait de l'humour noir ! où irais-tu ? de quoi vivrais-tu ?»
- « Ceci est mon affaire Monsieur »

Séance tenante, il fait son baluchon, et à pieds, s'en va rejoindre son nouvel employeur.
Son horizon se dégage, s'annonçant moins noir. Une bouffée de bonheur le submerge.
Mais, il sera dit que ce pauvre hère, soit poursuivi par la malchance.
Chemin faisant, il croise la route d'un groupuscule de "blousons noirs" racistes, qui l'attaquent avec violence.
Notre personnage, fort comme un turc, saisi d'une  colère noire qui décuple son énergie, se défend comme un beau diable, tant et si bien, qu'il met la bande en fuite.
Il en gardera tout de même un œil au beurre noir; maigre consolation, moins apparent sur du noir.

Arrivé à destination, il comprend qu'un drame s'est produit.
Son nouvel employeur, a les yeux cernés de noir, un crêpe noir, sur le revers de son veston.
Cet homme porte le deuil de son épouse.

Notre héros d'ébène a retrouvé sourire et joie de vivre, d'autant qu'une jolie métisse, un perle noire, employée du magasin, ne lui est pas indifférente. La réciprocité semblant opérer, l'avenir en bleu en rose, le fait rêver.
En outre, tous ces oiseaux aux plumages chamarrés lui rappellent , son Afrique noire natale.

Sur ce happy-end, nous allons clore ici ce polar, digne de la collection :
"Roman Noir.

                                              °°°°°°°°°°°°°°°°
                                                        THE-END

                                                                                 C.L. 11/ 2018

Michel Louis
05/12/2018 - 16:22
Bonjour, vos textes sont magnifiques, j'apprécie beaucoup. Merci clauDLo
05/12/2018 - 16:12
Merci quant à la réponse, bonne soirée à vous,
sincères salutations.
05/12/2018 - 13:03
Gracie mile baci
05/12/2018 - 11:45
PACE SALUTE
05/12/2018 - 09:18
bravo pour votre texte
05/12/2018 - 06:56
une belle histoire....qu'importe la couleur ..l'important c'est d'aimer ...
04/12/2018 - 20:28
Mia fa piacere che sia piaciuto    Baci 
04/12/2018 - 19:48
Idées noires, ou humour noir, dans tous les cas  d'une grande lucidité, quel travail mais un rendu exceptionnel, même non signé,on en reconnait je pense le travail au noir, des auteurs, puisque le mascilin l'emporte sur le féminin, bravo.
04/12/2018 - 19:41
blanc ou noir l'important c'est la couleur du coeur:rouge comme l'amour......
04/12/2018 - 18:56
Un simple jeu de mots sur le noir vu par un blanc, avec tout le respect qui s'impose!  Mes amitiés à toutes mes têtes blanches.
04/12/2018 - 18:43
Bonsoir Claude. J'avoue que je me suis un peu perdue sur vos " chemins noirs" , mais pour trouver le " bon chemin" , il n'est d'autres moyens que de s'égarer.... et de savoir que l'important n'est pas ce que l'on regarde mais ce que l'on voit avec le coeur Merci à vous  Claude
04/12/2018 - 18:20
Commentaire supprimé
04/12/2018 - 17:51
        Le  " Petit Taureau " toulousain l'avait chanté mieux que personne , il s'appelait Claude lui aussi (je crois qu'elle est apprise dans les écoles )
Merci pour la subtilité de votre  texte où l'amusement et le sérieux se mêlent  .
Bonne soirée à vous deux !
04/12/2018 - 17:11
Je me suis un peu perdue, dans ce labyrinthe  de couleurs......le commentaire de Guy Barbereau, m'a servie de fil d'Ariane......pour aboutir aux mêmes conclusions.........Merci Claude...à des jours plus roses......
04/12/2018 - 14:28
   Ce qu'il faut conclure de cette histoire, c'est qu'il faut du blanc et du noir, pour façonner le damier de l'espoir.

Il ne tient pas,  de regarder les peaux, mais de contempler, la consistance des coeurs et d'approfondir leurs valeurs.
Car il faut bien le dire, il y a des blancs pas très fringuants. Par contre,  il y a de très belles personnes de couleurs,
(en particulier à Djibouti, où j'ai atterri deux fois, j'ai été époustouflé par la pureté de leurs visage).

   Mais la plus belle couleur,  c'est celle de l'âme et de l'amour de son prochain.                   Merci clauDLo.

Publiez votre commentaire

HTML restreint

  • Balises HTML autorisées : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <h4> <h5> <h6>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.