Grattez sous le vernis... La crise turque met en lumière les défaillances des autres pays émergents. L'Argentine se trouve en première ligne du domino. La situation économique du pays est fragile et préoccupante. Une situation qui n’est pas sans rappeler les heures sombres de 2001, année du spectaculaire défaut de paiement de la troisième économie d’Amérique Latine.

Morning du 14 août, A qui le tour ?

Grattez sous le vernis... La crise turque met en lumière les défaillances des autres pays émergents. L'Argentine se trouve en première ligne du domino. La situation économique du pays est fragile et préoccupante. Une situation qui n’est pas sans rappeler les heures sombres de 2001, année du spectaculaire défaut de paiement de la troisième économie d’Amérique Latine.


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LA CHUTE DU PESO ARGENTIN
A l’image de la livre turque, le Peso argentin est sous pression. La monnaie argentine a perdu près de 10% en l’espace de deux semaines. La Banque centrale est une nouvelle fois intervenue pour enrayer le déclin du peso. Elle a relevé à 45% son taux directeur hier, quelques mois à peine après un relèvement à 40%, victime collatérale de la débâcle de la livre turque. Une rustine quand on sait qu’elle a été contrainte de dilapider une partie de ses précieuses réserves de change. Rien que sur le mois de juin, la Banque centrale a vendu pour plus de 5 milliards de dollars. Sans surprise, les autres classes d’actifs argentins, emprunts d’état et actions, sont évidemment eux aussi sous pression. Le 10 ans argentin s’approche des 10%, et le prix de l'assurance contre un risque de défaut du pays à 5 ans s’envole à près de 600 points de base.

UN PAYS AUX ABOIS
En mai dernier, le président argentin Maurcio Macri, a dû solliciter l’aide du FMI pour rassurer les investisseurs internationaux. Le spectre du défaut de paiement de 2001, reste en effet bien ancré dans les esprits. L’institution de Washington a ainsi accordé une enveloppe de 50 milliards de dollars en contrepartie de mesures d’austérité pour réduire drastiquement le déficit fiscal du pays. Une première tranche de 15 milliards a d’ores et déjà été versée. Pour ne rien arranger, l’inflation galopante devrait atteindre un nouveau record à 30% voire 35% cette année. Alors que sa réduction était une des promesses de campagnes de Macri.

CHANGEMENT D’AMBIANCE
Les pays émergents étaient les grands gagnants de l’année 2017. Les investisseurs internationaux ne juraient que par les marchés émergents. Un choix qui a été pertinent en son temps. Le Bist 30, l’indice vedette...
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