Alors que la France détient le « triste » record de la fiscalité la plus lourde d’Europe, le ministre des Finances confirme la surtaxe des résidences secondaires comme l’a révélé ‘Les Echos’ dans son édition de mardi. Et les réactions n’ont pas tardé à fuser notamment dans le rang des professionnels de l’immobilier, ces derniers craignent en effet que ce dispositif donne un coup d’arrêt total à un marché déjà « moribond ».

Immobilier, les critiques fusent sur la surtaxe des résidences secondaires

Alors que la France détient le « triste » record de la fiscalité la plus lourde d’Europe, le ministre des Finances confirme la surtaxe des résidences secondaires comme l’a révélé ‘Les Echos’ dans son édition de mardi. Et les réactions n’ont pas tardé à fuser notamment dans le rang des professionnels de l’immobilier, ces derniers craignent en effet que ce dispositif donne un coup d’arrêt total à un marché déjà « moribond ».


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Le président de la Fnaim, Jean-François Buet, ne s’est pas fait prier pour dégainer son mécontentement : « Le marché est déjà moribond, et on est en train de l’achever. Que croit-on ? Que les personnes ayant une résidence secondaire vont vendre pour ne pas payer de taxes ? Non. Ils vont attendre la prochaine mandature, c’est tout. Personne n’est même sûr que l’argent collecté ira bien à la construction. Il faut produire de nouveaux logements. Libérer le marché. On ne peut pas gouverner uniquement en levant l’impôt »

Le président de l’Union nationale de la propriété (UNPI), Jean Perrin, dénonce « une nouvelle folie du gouvernement qui vise à taxer l'immobilier ». D’après lui, cette surtaxe « est contre-productive » et rappelle « l’échec patent de la loi Alur » qui « démontre que l’excès de réglementation et de taxation crispe le marché de l’immobilier au lieu de le libérer, et aggrave donc la crise du logement ; quant au gain pour les finances publiques, il est dérisoire ».

Au sein même de la majorité, cette mesure fait grincer des dents. Le ministre du Travail, François Rebsamen s'est dit plutôt «défavorable» à cette surtaxe. Il considère que «quand on dit on ne fait plus de taxes, on ne fait plus de taxes» et que «le Parlement a sa liberté». A bon entendeur...
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