Après l’abolition en mars dernier de la loi punissant le racolage passif de deux mois de prison et de 3 750 euros d’amende, la prostitution est au cœur des débats. La question de la pénalisation des clients divise les politiques. Najat Vallaud-Belkacem, la ministre du droit des femmes promet de consacrer une partie de « son plan global contre la traite des êtres humains » à ce thème.

La prostitution touche aussi les plus âgées

Après l’abolition en mars dernier de la loi punissant le racolage passif de deux mois de prison et de 3 750 euros d’amende, la prostitution est au cœur des débats. La question de la pénalisation des clients divise les politiques. Najat Vallaud-Belkacem, la ministre du droit des femmes promet de consacrer une partie de « son plan global contre la traite des êtres humains » à ce thème.

Après l’abolition en mars dernier de la loi punissant le racolage passif de deux mois de prison et de 3 750 euros d’amende, la prostitution est au cœur des débats. La question de la pénalisation des clients divise les politiques. Najat Vallaud-Belkacem, la ministre du droit des femmes promet de consacrer une partie de « son plan global contre la traite des êtres humains » à ce thème.

 

Le sujet est d’actualité, toutefois on parle beaucoup de la prostitution chez les jeunes, des enjeux sociétaux, des violences ou encore du proxénétisme mais très peu de la prostitution chez les plus de 60 ans.

Pourtant elle est belle et bien réelle, en effet il y aurait plus de 250 femmes âgées de 60 à 80 ans qui se prostitueraient actuellement à Paris. 

Les premières réactions que l’on peut entendre sont de l’ordre de l’incompréhension : mais pourquoi continuent-elles de se prostituer ? 

Si la prostitution touche cette tranche de la population c’est pour plusieurs raisons.

Parmi ces femmes de plus de 60 ans, certaines ont commencé très tôt, elles n’ont pas forcément mis de côté et sont souvent mères célibataires. Elles ne touchent pas de retraite et n’ont jamais cotisé, c’est pourquoi elles se retrouvent dans des situations précaires qui les obligent à continuer. 

Par ailleurs, ces femmes sont souvent marginalisées et isolées, de ce fait elles manquent cruellement d’informations et ne sont pas conscientes des aides qui peuvent s’offrir à elles. 

Les Aides Pour le Logement (APL), le minimum vieillesse ou encore plusieurs associations sont en mesure de leur venir en aide. 

L’association de loi 1901, Avec.Nos.Aînées (A.N.A) a été créée par une ancienne prostituée, Gabrielle Partenza, et vise à fournir des logements à ces femmes âgées qui sont en situation de désespoir.

Un autre facteur de cette prostitution chez les seniors réside dans le fait que les revenus des femmes à la retraite tendent à baisser avec l’âge. En effet, l’espérance de vie chez les femmes est de plus en plus longue et, en perdant leur mari, ces dernières se retrouvent avec un seul revenu. 

Bien que la prostitution soit un sujet qui, depuis de nombreuses années, interpelle les autorités, la prostitution chez les seniors reste un sujet tabou qui, peu vendeur, n’intéresse pas les politiques.

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