Connaissez-vous l'histoire du fleuve Adour ?

Les tribulations du fleuve Adour

Connaissez-vous l'histoire du fleuve Adour ?

Ecrit par l'Ordissinaute Pierre le montois

En premier lieu, voici le fleuve Adour en chiffres. Longueur : 310 km. Étiage : 300 m3/s. En crue : 2000 m3/s. Bassin versant : 17028 km². Affluents : rive gauche, 15, rive droite, 3. Ce fleuve au débit irrégulier, qui cause de fréquentes inondations, draine l'ouest de la chaîne pyrénéenne et les collines de Chalosse et du Tursan. Dans un premier temps, il descend des montagnes situées plein nord, puis, dans la plaine, se heurte aux sables des Landes. Et il rencontre là son vrai problème : se tailler un lit dans la plaine sablonneuse ; c'est ce qui lui a valu de nombreuses tribulations au cours des siècles. Les lacs et étangs des Landes sont le résultat de ces  errements. De plus, pour accéder à l'océan, il lui faut franchir un cordon dunaire très épais, dont la dune du Pilat est la monstrueuse  illustration ! Et l'océan, seul maître chez lui, déplace d'énormes quantités de sable au gré des marées et des tempêtes.  Arrêté dans sa course, le fleuve prend la pente et part vers l'ouest le long des collines, pour se diriger vers Bayonne. En l'an 1000, le nord l'attire à nouveau, il  se disperse en plusieurs bras, créant un large delta. En 1320, autre avatar, la conjugaison de pluies diluviennes et d'une terrible tempête, qui bouche d'un énorme banc de sable l'accès à l'Océan, l'oblige à commettre une folie : il se jette vers le nord, le long des dunes, en un flot de 400 m. de large, arrachant tout sur son passage sur 28 km. Il retrouve l'océan à Vieux-Boucau. Les hommes créent à cet endroit Port d'Albret. Le fleuve, à l'époque, est une artère vitale pour le transport des marchandises, et donc pour le commerce ; c'est pourquoi la ville de Bayonne, qui n'a plus de débouché sur l'océan, va s'employer à récupérer ce trafic lucratif. À la suite d'un "lobbying" patient auprès du roi Charles IX, la ville obtient le droit de détourner le fleuve vers Bayonne. Les corporations y font se succéder les corvées et en 1578, aidé par une crue de la Nive, le dernier bouchon cède et le fleuve rejoint l'océan. La ville revit et prospère ; Port d'Albret,en revanche, périclite rapidement. Et l'océan ? Il se venge et apporte assez de sable pour créer la barre de l'Adour, rendant compliquée la sortie du port, et condamnant la ville à des travaux permanents d'endiguement et de dragage. Voilà pour le passé, mais nul ne peut dire l'avenir, l'océan écrira la suite.
Le 21/04/2017 à 17:49
Grâce à vous,nous saurons" tout,tout, sur le fleuve Adour. merci  Pierre"
Le 21/04/2017 à 17:16
Beau partage géographique Pierre.
Merci à vous.
Le 21/04/2017 à 16:18
Et bien ! Quelle histoire ! J'étais en juin dernier  à Bayonne , et la fenêtre de ma chambre donnait sur l'Adour , je regardais chaque soir le courant de l'eau s'inverser  à marée montante. Je suis toujours impressionnée par la force de l'eau et des éléments entre eux . Merci Pierre le montois!
Le 21/04/2017 à 15:07
merci pour ce beau descriptif de l'adour pour y etre souvent allez en vacance ,j'apprecie beaucoup car l'océan avec une vague gigantesque a faillie m'emporter , par chance , elle m'a plaquée au fond et mon dos s'est ressenti longtemps de ce coup douloureux.
Le 21/04/2017 à 14:42
Merci Jean pour la découvete de ce fleuve Adour et de ces
Landes que j'aime beaucoup,belle journée a vous en c'est lieux
magnifiques avec toute mon amitié.
Le 21/04/2017 à 14:27
Bonjour Pierre, quand on aime sa région ,on en parle aussi bien que vous le faites  aujourd'hui.
Bien sur l'adour, nous les landais nous connaissons, surtout ses crues qui paralysent parfois certains villages, il y a aussi les galets charriés depuis les pyrénnées, j'en ai de beaux exemplaires dans mon jardin.
Doris la voyageuse ne s'est pas perdue dans les détours empruntés par ce fleuve qui nous transporte vers l'océan.
Pierre, continuez à parler de notre pays, peut-être du courant d'huchet que les touristes connaissent un peu.
Merci pour tout, je vous embrasse, ainsi que votre adorable épouse.
Vivi
Le 21/04/2017 à 07:45
souvenirs d'enfance à Dax et Mont de Marsan .Bayonne).. tres interessant  et surtout bien décrit ,,merci  .Pierre..
Le 21/04/2017 à 05:32
Bonjour Pierre le Montois : Merci pour votre historique ; je ne connaissais pas
les tribulations du fleuve Adour . J'ai vécu proche du gave d'Oloron Ste Marie
et du gave de Pau . J'ai de la famille dans le 64 . Bonne journée .

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