Voici un poème où l'on part sur les traces du sanglier. Il s'agit d'une rencontre entre l'homme et l'animal sauvage...

Le sanglier

Voici un poème où l'on part sur les traces du sanglier. Il s'agit d'une rencontre entre l'homme et l'animal sauvage...

Ecrit par l'Ordissinaute Pierre le montois

Il vient de traverser le chemin trois mètres devant ma voiture. 
Il me semble à chaque fois un peu plus gros.
Il dévorait des glands sous un chêne et la lumière de mes phares lui a mis la panique,
il a bondi se réfugier dans un fourré,l'instinct du gibier est le plus fort.
Qui, lui? Un Gros sanglier solitaire qui a établi ses quartiers à Lit et Mixe,
entre la route de Yons au sud et celle de Lugadets au nord-est,
de part et d'autre de la route départementale.

Âgé, il vit seul.
Il a longtemps parcouru la France,
lorsque sa laie lui donnait six à huit petits à la saison.
Il avait alors la lourde charge de nourrir sa famille et il a dû se faire voleur.
Dans les champs de maïs, l'abondance de nourriture le rendait fou,
il a fait des bêtises, arrachant cent pieds pour en manger cinq !
 

Il se faisait de l'agriculteur laissé un ennemi.
Fuir,les chiens aux trousses, franchir la ligne des fusils,
entendre claquer les balles,
sentir l'odeur du sang et compter les manques dans ses rangs.
Ce monde est cruel !
Maintenant, il vit en paix.
Peut-être une nuit, une erreur d'estimation pour traverser la route et ce sera l'accident fatal,
l'impossible rencontre entre la vie sauvage et notre civilisation, cruelle elle aussi.

Ecrit par l'Ordissinaute Pierre le montois
Le 14/01/2015 à 15:44

Bonjour Pierre.

J'ai le souvenir, une nuit, alors que j'allais sur mon lieu de travail de croiser sur la chaussée, une famille de sangliers, les parents et qqs progénitures, je ne dirai pas la surprise, stopper, attendre qu'ils passent leur chemin, car un sanglier qui attaque fait des dégâts sur la tôle. Voilà pour l'anectode. Ceci dit, on sent l'âme de nos campagnes.

Trés beau partage réaliste.

Belle journée.

Bien amicalement.

Gérard.

Le 20/11/2014 à 11:28

cette poésie sent l automne et les sous bois...dur réalité que la vie sauvage qui se terminera hèlas sous les balles d un chasseur ou sous une voiture...

Le 20/11/2014 à 10:16

Cette semaine trois sangliers ont été tués en pleine ville (quartier La Chaume) aux  Sables d'Olonne, un quatrième s'est échappé à la nage... il m'est arrivé d'en croiser sur  la route de la  forêt d'Olonne un soir d'été, peut-être étaient ce les mêmes; pourquoi ont ils quitté les bois? sans doute dérangés ou poussés par la faim...

Le 20/11/2014 à 08:40

tres belle poesie helas réaliste s'il abime? il faut bien qu'il se nourisse avec ses petits.l'homme vole bien lui,alors qu'il en a parfois nul besoin!!! j'ai beaucoup aimée cette poesie.

Le 20/11/2014 à 07:35

Il est tristement vrai, qu'au contraire des humains, les animaux tuent, ou volent, par necessité, pour survivre,et assurer la subsistance de leurs  petits; vous nous rappelez, une réalité, en texte bien écrit. Merci.

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