Sortir de l'Euro ou pas?

Par mayyan1 il y a 8 mois 2 semaines


Le 09/10/2016 à 11:58
 
L'EURO pas facile  d'en sortir , je pense que nous sommes coincés.Lorsqu'une chose est acquise il faut faire avec le mieux possible :mettre à égalité les fiscalités,les politiques sociales des différents membres rendre hermétique les frontiéres de L'Europe Demander une préférence européenne pour tous les produits .Il serait indispensable de changer les mauvaises habitudes des Parlementaires Européens et de réduire leurs salaires et indemnités .Rendre certains domaines aux Etats .Mais moi aussi j'ai voté "NON" Le Projet me semblait pas assez finalisé .Eviter une Guerre entre Etats Etablir une Paix durable Beau programme mais nous avons déclancher une Guerre Economique dont le Perdant de 1945  devient le Grand Vainqueur .Voila comment à partir d'une belle Idée on aboutit à une situation contre productive .
Le 21/09/2016 à 18:47
La majorité a voté " oui" allègrement, moi j'ai dit " non". La majorité regrette, ils n'ont que ce qu'ils méritent !Moi, je subis l'imbécilité des autres, sans me plaindre. Quand le niveau est au ras des paquerettes on voit ce que ça donne!
Le 15/09/2016 à 15:29
Vous avez tous voté OUI au traité de Maastricht ....ah Mitterand ...
moi j'ai voté non ..
Vous n'avez qu'à vous en prendre qu'à vous même ...tout était écrit dans le traité ...
il s'agissait alors d'une "Monnaie commune" ...
ne dites pas que vous ne saviez pas
et ne votez pas sans savoir pour qui ou pour quoi vous votez ..
cordialement
Le 15/09/2016 à 15:06
Je retiens essentiellement que L'EURO (& JE RAJOUTERAI L'UE) ONT CAUSÉ PLUS DE MÉFAITS QUE DE BIENFAITS!!!
Notamment l'Allemagne qui a le plus bénéficié économiquement de la monaie unique...
Le 14/09/2016 à 12:24
Joseph Stiglitz : «Il peut être nécessaire de quitter l'euro pour sauver l'Europe»

INTERVIEW  Par Fabrice Nodé-Langlois           
- Le Prix Nobel d'économie 2001 propose dans un livre, qui paraît ce mercredi, des solutions iconoclastes pour réformer l'Europe. Pour ce pourfendeur du néolibéralisme, de l'austérité et des inégalités, la monnaie unique, mal conçue, a fait plus de mal que de bien.

L'euro: Comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe.
  Publié en Grande-Bretagne il y a une dizaine de jours, le dernier livre du Prix Nobel d'économie (2001) Joseph Stiglitz s'est déjà classé dans les meilleures ventes, selon son éditeur. Il est vrai que son sujet d'étude est d'une actualité brûlante: l'avenir de l'Europe, et de la zone euro en particulier. L'ouvrage paraît en France ce mercredi. Pour ce pourfendeur du néolibéralisme, de l'austérité et des inégalités, qui a conseillé plusieurs gouvernements sociaux-démocrates en Europe, la monnaie unique, mal conçue, a fait plus de mal que de bien. Avec le recul que lui donne sa nationalité américaine, Stiglitz qui, à 73 ans, enseigne toujours à l'université Columbia de New York, propose des solutions iconoclastes pour l'Europe: un divorce à l'amiable de la Grèceou, plus original, l'abandon de l'euro par… l'Allemagne.

Fabrice Nodé-Langlois   
- Vous préconisez que plusieurs pays abandonnent l'euro. Vous qui êtes un lauréat respecté du prix Nobel d'économie, classé à gauche, pensez-vous que Marine Le Pen a raison de souhaiter quela France quitte la monnaie unique?


Joseph STIGLITZ.
 -
Non. L'un des points clés de mon livre est que l'euro devait être un moyen au service d'une fin, en l'occurrence une Europeplus intégrée et plus prospère. Or l'euro est devenu une fin en soi. Et il est même devenu l'antithèse du dessein pour lequel il a été conçu. Le problème, c'est que tel qu'il a été bâti, l'euro n'a pas généré la prospérité maisla stagnation, et il a sapé la
solidarité entre Européens.

Vous n'avez pas répondu à la question sur Marine Le Pen…

Ma thèse est qu'il pourrait être nécessaire de quitter l'euro pour sauver le projet européen. La meilleure solution serait de créer les institutions qui permettraient de faire fonctionner l'euro, et, sur ce point, Marine Le Pen et moi sommes en clair désaccord. Je suis favorable à une Europe plus intégrée.


Crédits photo : FRANCOIS BOUCHON

«La meilleure solution serait de créer les institutions qui permettraient de faire fonctionner l'euro, et, sur ce point,Marine Le Pen et moi sommes en clair désaccord. Je suis favorable à une Europe plus intégrée», explique Joseph Stiglitz. - -
«La meilleure solution serait de créer les institutions qui permettraient de faire fonctionner l'euro, et, sur ce point, Marine Le Pen et moi sommes en clair désaccord.Je suis favorable à une Europe plus intégrée», explique Joseph Stiglitz.

Vous êtes très sévère avec l'euro. La monnaie unique n'a-t-elle pas apporté de bienfaits? Par exemple, en facilitant les échanges?

Avec une certaine ironie du sort, l'euro a été créé juste au moment où les obstacles à la circulation des marchandises et des services étaient en train de disparaître ou presque. À mesure que le monde se numérise, avec la monnaie électronique, les difficultés à échanger à travers les frontières s'amoindrissent. Exemple: quand je viens en Europe, j'utilisema carte de crédit,
et le coût des transactions est très faible. Au final, bien sûr que la monnaie unique a facilité les échanges mais cet avantage ne compense pas les dégâts qu'elle a engendrés.

Dites-en nous davantage sur ces dégâts qu'a causés selon vous l'euro.

Quand je parle de l'euro, je ne parle pas seulement de la monnaie unique maisde l'ensemble des institutions qui l'entourent, ou qui font défaut. Lors de la création de l'euro, on a mis la charrue avant les bœufs.L'une des institutions qui a manqué dès le début est une garantie commune des dépôts bancaires. Conséquence, si par exemple l'Espagne traverse une crise bancaire,
seul le gouvernement espagnol est là pour soutenir les banques. Si ce gouvernement est faible, les déposants n'auront pas confiance dans le système bancaire espagnol. Avec le marché unique et laliberté de circulation des capitaux, dans une telle situation, les capitaux fuient l'Espagne pour l'Allemagne, ce qui affaiblit davantage encore l'Espagne. Résultat, l'Espagne s'appauvrit et l'Allemagne s'enrichit.

Ce n'est pas ce qui était prévu lors de la création de l'euro…

Non, c'est en effet l'inverse. Au départ, l'argent était censé circuler des riches vers les pauvres. Selon l'idée originelle, la libre circulation des capitaux devait favoriser la convergence des économies. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Au lieu de circuler de haut en bas, l'argent est allé à contre-courant, du bas vers le haut, creusant l'écart entre pays pauvres et pays riches en Europe. Preuve est faite que les modèles de prévisions de la Troïka se sont complètement trompés.

L'institution la plus puissante de la zone euro, c'est la BCE, la Banque centrale européenne.
Vous portez un jugement sévère à son égard. Mario Draghi n'a-t-il pas sauvé l'euro?

Il a fait un travail remarquable vu les circonstances. Mais vous ne pouvez pas avoir un système qui repose sur une seule personne.
Selon moi, l'erreur majeure de la BCE remonte à 2010-2011. Après la crise financière, la Fed, la banque centrale américaine, a baissé ses taux d'intérêt, déversé des liquiditésdans l'économie avec le «QE». Ceci était possible parce que la Fed n'était pas obnubilée par l'inflation mais par la croissance et l'emploi. Pendant ce temps, Jean-Claude Trichet, à la BCE, a relevé ses taux d'intérêt deux fois en 2011.

Pourquoi?

Parce qu'il répétait: mon mandat, c'est l'inflation. S'il y a le moindre risque d'inflation, mon rôle est de relever les taux d'intérêt pourle contrer, pensait-il. Mais ce n'était pas bon pour la croissance de l'Europe. Ce mandat de la BCE focalisé sur la stabilité des prix, plutôt que le chômage et la croissance, est l'une des erreurs de conception des institutions encadrant l'euro.
«L'abandon de l'euro par l'Allemagne est la solution la plus facile. Les autres pays ne peuvent pas
continuer de souffrir parce que l'Allemagne refuse les solutions
soutenues par la plupart des économistes»
Joseph Stiglitz
Finalement, ce que vous préconisez en priorité, c'est plus d'intégration de l'Union monétaire?
Tout à fait. La première chose à faire, c'est réformer les règles. Sur certains points, l'Europe a reconnu qu'elle devait changermais elle avance beaucoup trop lentement. Et c'est à cause de cette lenteur que les dégâts deviennent de plus en plus difficiles à réparer.
La première des réformes à mettre en place est cette garantie commune, européenne donc, des dépôts bancaires, dont je vous ai déjà parlé. Or, je ne vois pas l'Europe créer ce mécanisme avant de nombreuses années.

C'est l'Allemagne qui freine, non?

Exactement. Selon moi, cette mutualisation de la garantie des comptes est la réforme la plus importante pour les banques.
L'autre réforme bancaire est un mécanisme commun de résolution bancaire. Je m'explique: si l'État de Washington (sur la côte pacifique des États-Unis, NDLR) avait dû renflouer la banque Washington Mutual, l'État de Washington aurait fait faillite. C'est le gouvernement fédéral américain qui a sauvé cette banque. L'Europe a besoin d'un tel système commun de résolution bancaire.
Autre institution nécessaire: un fonds de solidarité contre le chômage. Cela permet de partager le coût des pics de chômage.

Vous êtes également favorableà la création d'euro-obligations, ou eurobonds, pourquoi?

Les fondateurs de la monnaie unique n'en ont pas saisi toutes les implications. Ils n'ont pas mesuré le risque d'un arrêt soudain de l'accès au financement pour un pays. Ils pensaient que l'accumulation par un pays d'un déficit commercial, année après année, ne poserait pas de problème. La Grèce, l'Espagne, tous les pays européens en crise ont connu des problèmes d'accès au financement ou de déséquilibre de leurs comptes.
La Grèce a une dette en euros mais elle ne contrôle pas l'euro. C'est ce qui a provoqué la crise des dettes souveraines. Avec des eurobonds, l'emprunt est mutualisé.


- Crédits photo : FRANCOIS BOUCHON
«Dans le système actuel, il y a trop de divergences économiques, et trop de dés­accords politiques pour que la monnaie unique fonctionne», analyse Joseph Stiglitz.

Pensez-vous que les Européens pourraient se mettre d'accord sur ces réformes que vous préconisez?
Il y a toujours des résistances. Je décris des réformes qui selon moi permettraient à la zone euro de marcher. Sur le plan économique, elles ne sont pas difficiles à mettre en œuvre. Elles ne sont pas révolutionnaires. Par exemple, l'institution qui garantirait à l'échelle européenne les dépôts bancaires n'est pas forcément synonyme de plus d'État. Ce peut être un organisme de droit privé, comme aux États-Unis, autofinancé par une taxe.
Ces réformes restent rédhibitoires pour certains pays d'Europe. En particulier pour l'Allemagne, qui répète quela zone euro ne peut pas être une «union de transferts».

Comment expliquez-vous cette résistance allemande?

L'Allemagne est le pays qui a le plus profité de la monnaie unique. Il semble être de l'intérêt de l'Allemagne de préserver l'euro, et donc d'accepter ces réformes. Mais j'ai observé que les États ne savent pas toujours agir aumieux de leurs intérêts.

L'Allemagne ne veut pas bouger sur un autre point: la fameuse limite de 3 % du PIB pour le déficit public.
Alexis Tsipras, François Hollande et leurs pairs des pays du Sud ont-ils eu raison de demander, vendredi dernier, plus de souplesse en matière de déficits?

Oui, certainement. Il faut se souvenir que quand l'euro a été conçu, au moment de Maastricht, en 1992, nous étions juste après la victoire de l'Ouest sur le communisme. Il y avait une grande foi dans le marché, censé fonctionner tant que les gouvernements ne font pas de bêtises. Et les bêtises, c'était l'inflation, et des déficits excessifs. L'histoire a montré que la croyance selon laquelle il suffit d'équilibrer son budget pour éviter les ennuis était fausse.
L'Espagne et l'Irlande avaient des excédents avant la crise! Les déficits ne sont qu'un problème parmi beaucoup d'autres.

Puisque les réformes que vous préconisez semblent hors de portée, vous proposezune alternative: que plusieurs pays quittent l'euro, qu'il y ait plusieurs petites unions monétaires. Quel en serait l'intérêt?

Dans le système actuel, il y a trop de divergences économiques, et trop de désaccords politiques pour que la monnaie unique fonctionne.Il pourrait y avoir plus de convergences entre d'un côté les pays du Nord, et de l'autre ceux du Sud. Mais je laisse la porte ouverte à des regroupements de deux, trois ou quatre pays qui partagent les mêmes objectifs. Ces pays regagneraient en flexibilité. Au fil du temps, s'ils parviennent à créer les institutions qui font défaut, ces pays obtiendraient une stabilisation du tauxde change et pourraient démontrer qu'une monnaie unique peut réussir.

Parmi les différents scénariosque vous proposez, le plus surprenant est l'abandon par l'Allemagne de l'euro!
C'est de la provocation?

Sur le plan économique, je ne parle pas de la dimension politique, c'est la solution la plus facile! Si l'Allemagne quitte l'euro, la devise des pays restant dans la zone euro s'affaiblira. Ces derniers deviendront plus compétitifs, leurs exportations augmenteront,leur PIB aussi. De son côté, l'Allemagne aura plus de difficulté à exporter et son excédent, qui est un vrai problème pour l'économie européenne, se résorbera.
Si, au contraire, ce sont les pays du Sud qui quittent l'euro, ils auront toujours une dette en euro à rembourser, qui pèsera bien plus lourd parce que leur devise sera faible, et cela peut provoquer des défauts de paiement, des faillites, tout ce qu'on avait brandi comme menace à la Grèce en juillet 2015. C'est pourquoi un abandon de l'euro par l'Allemagne est la solution la plus facile.
Les autres pays ne peuvent pas continuer de souffrir parce que l'Allemagne refuse les solutions de mutualisation soutenues aujourd'hui par la plupart des économistes.

Vous examinez aussi le scénario d'un Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro.
Avec une idée originale:l'abandon des pièces et des billets. N'est-ce pas de la science-fiction, vu la réalité grecque?

Instaurer une monnaie 100 % électronique faciliterait la gestion de l'économie.
L'argent liquide, c'est dépassé! J'exagère à peine. Avant la crise de l'été 2015, le gouvernement grec a travaillé à une telle solution.
Aujourd'hui, la plupart des salaires et des retraites sont versés par virement. Attribuer des comptes bancaires aux derniers récalcitrants ne serait pas le plus difficile.

À propos de la Grèce, vous écrivez que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, est plus nul en économie que n'importe quel Grec. Vous y allez fort!
(Rire.) Je ne me souviens pas de l'avoir exprimé aussi fort. Mais le fait est qu'il croit toujours que l'austérité, ça va marcher. S'agissant de la Grèce, l'accord de l'été 2015 ne fait qu'empirer les choses.

Bratislava accueille un sommet européen à Vingt-Sept vendredi. Attendez-vous un sursaut?
Les désaccords sur les migrants, l'euro ou l'austérité sont nombreux. Je ne vois aucune politique commune déboucher à Bratislava. L'enjeu principalva déjà être d'éviter d'étaler au grand jour les divisions, de maintenir un semblant d'unité. C'est d'autant plus difficile pour les gouvernements de s'engager, ou de lancer des négociations alors que plusieurs d'entre eux vont changer dans
les prochains mois. Je suis assez pessimiste sur l'issue, même si j'espère que les dirigeants tireront des leçons du Brexit pour souligner les bienfaits que l'Europe peut apporter et déterminer des politiques pour les mettre en œuvre.

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