Poésies,contes et légendes.

Par mayyan il y a 2 années 6 mois
mayyan1
Le 27/03/2017 à 08:37
         

La barque
 

Des branches
Ont tissé
Leur toile
 

Une barque
Couleur Marne
Erre là
 

Depuis
La nuit des temps
Elle attend
 

Thierry Petibon
"Sur les routes de mon pays"

mayyan1
Le 26/03/2017 à 09:25

Dans le Silence... tell me



mayyan1
Le 25/03/2017 à 16:54

Il y a des personnes qui te lisent comme un livre ouvert, qui te ferme comme un livre lu, qui t’écrivent comme un livre blanc, qui perdent le signet, qui voulait te lire, mais les émotions n’étaient pas en solde...
Qui t’ont déballé et placé sur une étagère, qui t’ont amené à la maison et mis dans la bibliothèque.
  ….
    Peut-être qu’un jour quelqu’un te lira sérieusement, de la couverture à la dernière page et te gardera avec lui comme un
cadeau précieux.
  (Francesco P.Ettari)

mayyan1
Le 24/03/2017 à 16:49


Au cantou
.
------
La dernière fois que je l'ai vue,

Elle était assise devant la cheminée,

Devant le feu, "Au cantou",

Comme on dit chez-nous.

Elle avait été très malade.

Elle était vieille.


Elle m'a dit, d'une voix cassée,

"Tu vois, Petit,

Ils voudraient que j'aille à la maison de retraite ;

Mais tant que je pourrai faire,

Un peu de feu, un peu de soupe,

Je resterai chez moi".

 
"Je me plais devant le feu,

Je voudrais mourir près de mon cantou"...

Elle est morte l'hiver suivant,

Presque devant sa cheminée,

Sans déranger les gens,

Comme elle avait dit.


J'ai longtemps dit,

Moi aussi,

Que je voudrais mourir devant mon feu,

Mais je n'ose plus le dire,

Qui meurt encore devant son feu ?

Au cantou. 

J.A
---------
Écrit et Présenté par J.A. Illustration internet
Engagement à retirer l'image en cas de demande des ayants droit


mayyan1
Le 24/03/2017 à 10:13



Un cœur remplit de merveilles

Celui qui croit au bonheur
dans la vie, à son cœur
rempli de merveilles,
de magnifiques rêves,
d’abondance de paix.
Combien ces paroles
prennent un sens :
De l’abondance du cœur
la bouche parle.

Patrick Etienne



mayyan1
Le 24/03/2017 à 08:45
mayyan1
Le 24/03/2017 à 08:32
  La rive en reflet
 

La rive en reflet
N'est plus
Ce qu'elle est

Elle disparaît
Puis renaît
En symétrie

Tel un test
De Rorschach
Et ses taches d'encre

Entre couleurs
Et nuances
Le ciel se multiplie

La berge
Perd ses repères
Ni haut ni bas

La rive en reflet
N'est plus
Absorbée
 
Thierry Petibon

"Sur les routes de mon pays"
mayyan1
Le 23/03/2017 à 15:30
 


Un pingouin m’a glissé à l’oreille
Un matin à mon réveil
Que le monde est une merveille
Et les amis sont éternels
Dans les prémices de l’hiver
Pour vous mes amis d’aujourd’hui et d’hier
Il me plaît à vous conter
Mes rêveries pour cette nouvelle année
J’ai croisé la fée bleue et son regard
Drapé dans un léger brouillard
Les yeux sur l’horizon
Elle me posa cette question…
« Que désires-tu pour l’avenir ? »
Pour moi rien, qu’importe mon devenir
Mais peux-tu porter à ceux que la vie fait souffrir
Mon plus beau sourire…
Offre-le à tous ceux que j’aime
Pour calmer leurs peines
Donne-le sans compter
Car on ne peut l’acheter
Qu’il soit porteur de joie et de santé
De bonheur et de gaieté
Et d’amour en cette nouvelle année
Avec mes amis pour le partager…

LA FÉE BLEU...sur Eklablog

mayyan1
Le 23/03/2017 à 15:23
*** Les trois feuilles du serpent ***
       -conte des frères Grimm -                            


Il y a maintenant fort longtemps que vivait un roi dont la sagesse était connue dans tout son royaume. On ne pouvait rien lui cacher, il semblaitcapter dans les airs des nouvelles sur les choses les plus secrètes. Ceroi avait une étrange habitude: tous les midis, alors que la grande table était desservie et qu'il n'y avait plus personne dans la salle, son serviteur fidèle lui apportait un certain plat. Or, ce plat était recouvert, et le valet lui-même ignorait ce qu'il contenait; personne d'ailleurs ne le savait, car le roi ne soulevait le couvercle et ne commençait à manger que lorsqu'il était seul. Pendant longtemps cela se passa ainsi. Mais un jour, le valet, ne sachant plus résister à sa curiosité, emporta le plat dans sa chambrette et referma soigneusement la porte derrière lui. Il souleva le couvercle et vit un serpent blanc au fond du plat. Cela sentait bon et il eut envie d'y goûter. N'y tenant plus, il en coupa un morceau et le porta à sa bouche. Mais à peine sentit-il le morceau sur sa langue qu'il entendit gazouiller sous la fenêtre. Il s'approcha, écouta et se rendit compte qu'il s'agissait de moineaux qui se racontaient ce qu'ils avaient vu dans les champs et dansles forêts. Le fait d'avoir goûté au serpent lui avait donné la facultéde comprendre le langage des animaux.

Ce jour-là, justement, la reine perdit sa plus belle bague, et les soupçons se portèrent sur le valet qui avait la confiance du roi et avait donc accès partout. Le roi le fit appeler, le rudoya et menaça de le condamner s'il ne démasquait pas le coupable avant le lendemain matin. Le jeune homme juraqu'il était innocent mais le roi ne voulut rien entendre et le renvoya.Le valet, effrayé et inquiet, descendit dans la cour où il commença à se demander comment il pourrait bien faire pour s'en tirer. Il y avait là, sur le bord du ruisseau, des canards qui se reposaient en discutant à voix basse tout en lissant leurs plumes avec leur bec. Le valet s'arrêta pour écouter. Les canards se racontaient où ils avaient pataugéce matin-là et quelles bonnes choses ils avaient trouvées à manger puis l'un d'eux se plaignit: « J'ai l'estomac lourd car j'ai avalé par mégarde une bague qui était sous la fenêtre de la reine. » Le valet l'attrapa aussitôt, le porta dans la cuisine et dit au cuisinier: « Saigne ce canard, il est déjà bien assez gras. » - « D'accord, » répondit le cuisinier en le soupesant. « Il n'a pas été fainéant et il s'est bien nourri; il devait depuis longtemps s'attendre à ce qu'on le mette dans le four. » Il le saigna et trouva, en le vidant, la bague de la reine. Le valet put ainsi facilement prouver son innocence au roi. Celui-ci se rendit compte qu'il avait blessé son valet fidèle et voulut réparer son injustice; il promit donc au jeune homme de lui accorder une faveur et la plus haute fonction honorifique à la cour, que le valet choisirait.

Le valet refusa tout et demanda seulement un cheval et de l'argent pour la route, car il avait envie de partir à la découverte du monde. Aussi se mit-il en route dès qu'il eut reçu ce qu'il avait demandé. Un jour, il passa près d'un étang où trois poissons, qui s'étaient pris dans les roseaux, étaient en train de suffoquer. On dit que les poissons sont muets, et pourtant le valet entendit leur complainte qui disait qu'ils ne voulaient pas mourir si misérablement. Le jeune homme eut pitié d'eux; il descendit de son cheval et rejeta les trois poissons prisonniers dans l'eau. Ceux-ci recommencèrent à frétiller gaiement, puis ils sortirent la tête de l'eauet crièrent: « Nous n'oublierons pas que tu nous as sauvés et te revaudrons cela un jour. » Le valet continua à galoper et eut soudain l'impression d'entendre une voix venant du sable foulé par son cheval. Il tendit l'oreille et entendit le roi des fourmis se lamenter: « Oh, si les gens voulaient faire un peu plus attention et tenaient leurs animaux maladroits à l'écart! Ce cheval stupide piétine avec ses lourds sabots mes pauvres serviteurs! » Le jeune homme s'écarta aussitôt et le roi des fourmis cria: « Nous n'oublierons pas et te revaudrons cela un jour! » Le chemin mena le valet dans la forêt où il vit un père corbeau et une mère corbeau en train de jeter tous leurs petits du nid. « Allez-vous-en, sacripants, » croassèrent-ils, « nous n'arrivons plus à vous nourrir vous êtes déjà assez grands pour vous trouver à manger tout seuls! » Les pauvres petits, qui s'agitaient par terre en battant des ailes, piaillèrent: « Comment pourrions-nous, pauvres petits que nous sommes, subvenir à nos besoins alors que nous ne savons même pas voler! Nous allons mourir de faim! » Le jeune homme descendit aussitôt de son cheval, le transperça de son épée et l'abandonna aux jeunes corbeaux pour qu'ils aient de quoi se nourrir. Les petits s'approchèrent et, après s'être rassasiés, crièrent: « Nous ne t'oublierons pas et te revaudrons cela un jour! »

Le valet fut désormais obligé de continuer sa route à pied. Il marcha et marcha et, après une longue marche, il arriva dans une grande ville dont les rues étaient très peuplées et très animées. Soudain, un homme arriva à cheval et annonça que l'on cherchait un époux pour la princesse royale, mais que celui quivoudrait l'épouser devrait passer une épreuve difficile et, s'il échouait, il devrait payer de sa vie. De nombreux prétendants s'y étaient déjà essayés et tous y avaient péri. Mais le jeune homme, lorsqu'il eut l'occasion de voir la princesse, fut si ébloui de sa beauté qu'il en oublia tous les dangers. Il se présenta donc comme prétendant devant le roi.

On l'emmena immédiatement au bord de la mer et on jeta sous ses yeux un anneau d'or dans les vagues. Puis, le roi lui ordonna de ramener l'anneau du fond de la mer, et ajouta: « Si tu émerges de l'eau sans l'anneau, les vagues te rejetteront sans cesse jusqu'à ce que tu périsses. » Tous plaignirent le jeune homme et s'en allèrent. Seul, debout sur la plage, le valet se demanda ce qu'il allait bien pouvoir faire, lorsqu'il vit soudain trois poissons s'approcher de lui. C'étaient les poissons auxquels il avait sauvé la vie. Le poisson du milieu portait dans sa gueule un coquillage qu'il déposa aux pieds du jeune homme. Celui-ci le prit, l'ouvrit et y trouva l'anneau d'or. Heureux, il le porta au roi, se réjouissant d'avance de la récompense. Or, la fille du roi était très orgueilleuse et, dès qu'elle eut appris que son prétendant n'était pas de son rang, elle le méprisa et exigea qu'il subît une nouvelle épreuve. Elle descendit dans le jardin et, de ses propres mains, elle répandit dans l'herbe dix sacs de millet. « Tu devras ramasser ce millet! » ordonna-t-elle, « que ces sacs soient remplis avant le lever du soleil! Et pas un seul grain ne doit manquer! »
Le jeune homme s'assit dans l'herbe et se demanda comment il allait pouvoir s'acquitter de cette nouvelle tâche. Ne trouvant pas de solution, il resta assis en attendant tristement l'aube et la mort. Or, dès que les premiers rayons de soleil éclairèrent le jardin, il vit devant lui les dix sacs de millet remplis à ras. Ils étaient rangés les uns à côté des autres et pas un grain ne manquait. Le roi des fourmis était venu la nuit avec des milliers de ses serviteurs et les fourmis reconnaissantes avaient rassemblé tout le millet avec infiniment de soinet en avaient rempli les sacs. La princesse descendit elle-même dans le jardin et constata avec stupéfaction que son prétendant avait rempli satâche. Ne sachant pourtant toujours pas maîtriser son cœur plein d'orgueil, elle déclara: « Il a su passer les deux épreuves, mais je ne serai pas sa femme tant qu'il ne m'aura pas apporté une pomme de l'Arbre de Vie. » Le jeune homme ignorait où poussait un tel arbre, mais il décida de marcher là où ses jambes voudraient bien le porter, sans trop d'espoir de trouver l'arbre en question. Il traversa trois royaumes et il arriva un soir dans une forêt. Il s'assit au pied d'un arbre pour se reposer un peu lorsqu'il entendit un bruissement dans les branches au-dessus de sa tête et une pomme d'or tomba dans sa main. Au même moment, trois corbeaux se posèrent sur ses genoux et dirent: « Nous sommes les trois jeunes corbeaux que tu as sauvés de la famine. Nous avons appris que tu étais en quête de la pomme d'or et c'est pourquoi nous avons traversé la mer et sommes allés jusqu'au bout du monde où se trouve l'Arbre de Vie pour t'apporter cette pomme. » Le jeune homme, le cœur joyeux, prit le chemin du retour et remit la pomme d'or à la belle princesse qui ne pouvait plus se dérober. Ils coupèrent la pomme de Vie en deux, la mangèrent ensemble et, à cet instant, le cœur de la princesse s'enflamma d'amour pour le jeune homme. Ils s'aimèrent et vécurent heureux jusqu'à un âge très avancé.
 
mayyan1
Le 22/03/2017 à 16:16


Chut...


Tu es belle.

Mon doigt se pose sur tes lèvres.

Chut....

Je voudrais en musique garder au sommeil...

L'instant.

Je souhaiterais préserver les parfums...

Un temps.

Mais....

Elle pousse et se développe,

sur la nostalgie du passé,

la moisissure sournoise des souvenirs.

C'est alors...

Qu'envahit, les âmes et les corps,

sur les rides des années,

la rouille fatiguée du désir.

Trop tôt...

Déferlera et s'installera,

sur la solitude du futur,

la colère étouffée des silences.

 
Loïc ROUSSELOT



mayyan1
Le 22/03/2017 à 08:00
Confidence
 
L’ombre s’anéantit quand renaît le soleil
Qu’il serait doux qu’un soir il cesse de mourir
Pour que ce don du ciel, l’éclat de ton sourire
S’inscrive hors du temps au front de mon sommeil
 
Puis l’ayant capturé je pourrais O merveille
En rêvant à ton corps oublier mon désir
Pour ne penser qu’au tien puis enfin l’assouvir
Le plaisir de l’aimée a le goût de la treille
 
Laisse moi m’enivrer au pressoir de tes reins
Puis étancher ma soif dans le val de tes seins
Je viens dans ton jardin pour cultiver l’amour
 
Ne brise pas l’ardeur dont mon cœur est capable
Au livre de tes yeux j’ai peur de lire un jour 
Que n’ayant pas compris tu te sentes coupable 
 
    Michel ALBEREMER (Michel_RICHARD)

mayyan1
Le 21/03/2017 à 08:48



Une fleur ce matin
Dans les allées de mon jardin
M’a tendrement parlé
D’une douce amitié



Elle est un parfum léger
Un bouquet à mon réveil
Un sentiment étrange m’envahit
Quand, au creux de son coeur je lis
Tous ces mots qui m’émerveillent



C’est comme du miel à mon palais
Qui laisse un goût sucré
Sa douceur trouble mon âme
Fait jaillir de joie, les larmes



Une fleur ce matin
S’est ouverte dans mon jardin
Elle s’est penchée pour murmurer
Des mots d’amour et d’amitié

Lucia

(J'ai retrouvé le nom de l'auteur de cebeau poème... pour le reste c'est biend'un inconnu...)

 
Si chaque personne offrait une rose d’amitié…


En écoutant l’autre
En ouvrant son cœur au blessé de la vie
En partageant son savoir

Si chaque personne offrait une rose d’amitié…



En souriant au visage ravagé
En tendant une main au désespéré
En offrant son bras au chancelant
En compatissant avec le souffrant

Si chaque personne offrait une rose d’amitié…




En chantant avec le comblé
En écrivant à l’oublié
En téléphonant à celui qui attend
En aimant le mal-aimé
En réchauffant le sans-abri

Si chaque personne offrait une rose d’amitié…




En comprenant le délinquant
En prenant dans ses bras un enfant
En essuyant une larme à l’incompris
En embrassant le vieillard
En respectant le marginal
En pardonnant à l’insultant

Alors, tout doucement
La paix se répandrait et la terre deviendrait
Un parterre de pétales d’Amour.

(auteur inconnu)

 

Une rose jaune signifie

la gaité, la joie, l'amitié et que

"Je pense à toi".



Une rose rouge signifie

le respect, la beauté, le courage et que

"Je t'aime bien"



Une rose blanche signifie

la pureté, l'innocence, les secrets, le silence et que

"Tu es merveilleux(euse)".





Une rose rose signifie

la grâce, l'admiration, la gratitude et que

"Tu es formidable".



 

 
mayyan1
Le 21/03/2017 à 08:15

D'amour ou d'amitié
 
 
Je veux être la ou ton cœur me trouve
Dans le naufrage de tes regards
A la frontière de tes pas qui s’égarent
La ou l'on se garde du pire
Pour te faire venir dans mon monde
 
A la limite des heures qui s’écoulent
Être celui qui couche tes paupieres
Fabriquer un soleil pour t'aimer
Au plus beau des instants sous la pluie
Une averse de tendresse
 
Aux lumières de ma vie t'offrir mes envies
Accosté sur une ile en ta compagnie
Effleurer le bonheur des gestes de douceur

Sur le toi de mon cœur accrocher mes peurs
Le sentiment d'un homme la tête qui résonne
 
De milliers de je t'aime en échos répétés
Sans jamais se lasser un mot pour un baisé
Une histoire qui démarre deux fois
Avant le retour d'un au revoir
Il faut y croire jusqu’à la fin
 
Prends moi la main
Marchons ensembles
D'amour ou d'amitié
 
didi

 
mayyan1
Le 19/03/2017 à 08:48



Remise aux placards

Ton probable et nival cafard

Tes pulls, echarpe, gants et polaires

Puisque s'enfuit la froidure hivernale

Ouvre ton coeur, tes fenêtres et respire l'air



Embaumé de mille effluves printanières

Regarde dans le ciel



Qui reviennent à tire d'ailes

Tends l'oreille

Car voici que les rivières



Sortent de leur sommeil

Et à nouveau babillent

Les oiseaux quant à eux



Tout heureux

Nous fredonnent leurs trilles

Chantent à tue-tête

Tout devient alors fête

Dans les sous-bois comme aux jardins

Renaissent dans chaque coin

Des bouquets de fragiles primevères



Dans les champs et les prés

C'est une explosion de fleurs

Que le printemps a voulu parer

De divines couleurs et senteurs

Sur les visages reviennent les sourires



Alors il est temps maintenant

D'acceuillir avec grand plaisir

Ce printemps que l'on attend

Depuis si longtemps

 


copyright@NanouS18317

mayyan1
Le 19/03/2017 à 08:32
Le voyage

Je m'évade de mon corps fatigué.

Je survole l'ampleur de ma vanité.

Devant moi un grand mur de pierres.

En son centre un lourd portail de fer.

Suis-je en transe ?

Une forme de transhumance !

Doucement, il s'ouvre sur un océan de sang.

Les nuages courent, poussés par le vent.

En moi, je ressens de la sérénité.

Jamais, je ne me suis senti aussi léger.

Je longe un rivage.

Je plane sur une plage.

Le soleil caresse le ciel d'une lumière violacée.

Tout là-bas, une colline verte sur un ilot isolé.

Au pied d'un grand chêne abandonné,

joue de la harpe, une femme endeuillée.

Je me pose à ses côtés

et referme mes ailes déployées.

Ses mains frôlent les cordes de l'instrument.

Ses lèvres murmurent un doux chant.

C'est la missive d'un amour impossible à un amant.

C'est la missive d'un amour oublié par le temps.

À l'horizon approche un orage

Il se fait tard, je retourne en cage.


Loïc ROUSSELOT
mayyan1
Le 19/03/2017 à 08:25
Élise ou les saisons de l'âme.

Au dedans d'Élise ,
Palpite un vase de porcelaine .
Le mot de l'âge est innocence ,
Et à la faveur du soleil levant ,
Du juvénile soliflore ,
S'élève une fleur de lilas .

Au dedans d'Élise ,
Palpite un vase d'opaline .
Le mot de l'âge est bagatelle ,
Et à la faveur du soleil à son apogée ,
Du voluptueux soliflore ,
S'élève une fleur de camélia .

Au dedans d'Élise ,
Palpite un vase de porphyre .
Le mot de l'âge est abondance ,
Et à la faveur du soleil des vendanges ,
Du fertile soliflore ,
S'élève une fleur de volubilis .

Au dedans d'Élise ,
Palpite un vase d'albâtre .
Le mot de l'âge est sérénité ,
Et à la faveur du soleil couchant ,
Du sage soliflore ,
S'élève une fleur d'immortelle .
 
Isadova
 
Tous mes poèmes :
https://isadova.wordpress.com/
mayyan1
Le 18/03/2017 à 08:49
ECRIRE POUR....
 
Ecrire pour sourire
Dans un puits de surprises
L'âme, sans plume de cire
Compose en soupirs
Des mots qui s'envolent à leur guise....
A la seconde où l'esprit les libère
En nuages vaporeux
J'en ai plus souvenirs
De ces mots tendresse
D'hiver
De ces rimes en détresse
Epurées par l'air
De ces mots chaleureux
Perdus en mer
Partis en fumée vers la lumière....
J'accompagne l'entité
De mes lettres se réchauffant au soleil
Quand vos yeux brillent
Ou quand s'éveille la pleine lune
Et que sa lueur est à la une....
Alors là mes lettres sont pour toi
Mon Totem
A la barbe fleurie
Je sais que des cieux tu restes sans voix
Mais que tu les aimes 
Mes symboles aux cendres étoilées....
 
Copyright @ Onoma Gaïa

 
mayyan1
Le 18/03/2017 à 07:38






mayyan1
Le 17/03/2017 à 09:55


PRINTEMPS  acrostiche
 
P rintemps, saison superbe, prémice de l'été
 
R enouveau de la Nature, retour des beaux jours
 
I llumination solaire, invitation à se réchauffer
 
N aissance florale, Nature se parant de ses atours
 
T out l'Univers se transforme, tel est le Printemps
 
E n de magiques éclats, éclosion des sentiments
 
M ars, le mois magique, plein de promesses
 
P our accéder aux beaux jours et, à l'allégresse
 
S oleil, chaleur et, suprême tendresse.
 

Jackdidier
mayyan1
Le 17/03/2017 à 08:33
Un arbre m'a parlé

Un arbre m'a parlé
C'est vrai, je suis tout nu!
 
L'automne a jeté mes feuilles jusqu'à terre!
Pourtant, je survivrai!
C'est vrai, je suis tout nu!
Sous le froid et la pluie,
Mon corps souffre, gémit..
Les yeux des passants découvrent mes blessures...
Mon écorce ridée....
Pourtant , je survivrai!
Un jour viendra, tu sais,
Où sous le chaud soleil
D'un printemps retrouvé,
Mon corps épanoui vivra intensément....
Tu vois, je suis image,
Image d'une vie,
Où tout peut s'assombrir,
Où le jour devient nuit,
Et l'on pense injustice,
L'on devient tristesse,
Et l'on souhaite revanche...
Soudain, une heure sonne!
Une aube se dessine,
Sa faible lueur doucement nous éclaire...
Et l'on pense ESPOIR, l'on devient SOLEIL,
L'on souhaite TOUJOURS....
Tu vois, je suis l'image, l'image d'une vie!
Ecoute, n'oublie pas:
Il faut vivre un automne pour aimer un printemps,
Et vois-tu, sans hiver, il n'y aurait pas d'été!
                 
Claudie

 
 
mayyan1
Le 16/03/2017 à 16:48


Histoire du poème :
Après une brillante réussite à l’époque de Bourguiba , l’école a vu une grande réforme sous le gouvernement de Ben Ali, guidée par l’universitaire indépendant  Mohamed Charfi où on assisté à l’installation de l’approche par compétence qui n’a pas survécu aux différentes attaques menées par les réactionnaires de tous bords… et  depuis, cette dernière, cumule les échecs l’un après l’autre. L’école publique s’écroule, chaque jour, de plus en plus au su et vu de tous ses acteurs.
Une question s’impose, pour qui profite la disparition de cette entreprise ?
Le poète ne propose pas une solution, mais s’insurge en posant les  questions qui s’imposent.  


 Technique d'écriture:
Poésie libre avec deux contraintes par quatrain. La première est de respecter les trois premières rimes et la seconde et de s’imposer une dernière en «  ère » en guise de refrain obligatoire à chaque quatrain.
 
Je suis un charlatan de l’école
Puant comme les bestioles
Ni enthousiaste ni bénévole
Ni banderole ni bannière
 
Englouti dans une piaule
Chaque jour un peu plus drôle
Devenu comme un guignol
Mes objectifs sont des chimères
 
Mes mains sont toutes moites
Avec des ragoûts en boites
Et des mains maladroites 
Je détruis ma carrière !
 
Un pédagogue à la hâte
Dans des cloisons étroites
Et une ambiance inadéquate
Sans méthodes ni manières
 
Tous ces mômes que j’exploite
Avec des façons maladroites
Et des méthodes inadéquates
Comme à l’école buissonnière
 
Tous ces cours que je sèche
Et toutes ces leçons que je brèche
Finissent par faire des Daèch
Par le procédé La Martinière
 
Avec arrogance et audace
J’ai fait du tort à ma classe
Et d’angoisse en angoisse
Je l’ai réduite en serpillère
 
J’ai vendu mon école !
Je n’ai pas honoré mon rôle
Au lieu d’en faire des idoles
J’en ai fait des mercenaires

 Proposé par : ichanour
mayyan1
Le 15/03/2017 à 10:44

AU FOND....

Au fond de ce fossé se rejoignent deux esprits

En passerelle

A l'assaut d'une nouvelle énergie

Le soupir d'étincelle

D'une nature de brume

Dans un sol menhir

D'argile

Où une petite feuille martyre

Fragile

Née d'un isolement d'écume

Se déroule à mes pieds

Sous les feintes caresses

De ce vent pleureur

De jeunesse

Soufflant l'encre aux idées

A peine séchée

D'un murmure enchanteur

Saluant la venue sur terre

De cette pousse solitaire....

Mon âme de jardin ensoleillée

Lui donne la vigueur 

Et chaque matin en pleurs

La rosée

Baignera son coeur

Rieur....


Copyright @ Onoma Gaïa
mayyan1
Le 15/03/2017 à 10:01
Brouillasse angélique.

Dans les hautes sphères
Sur les pinacles élevés
Une ambiance de mystère
Une brume violacée
 
Un voile vaporeux opacifie
Trouble de sa vapeur nébuleuse
Les sommets  qui se magnifient
Des coloris violines vaporeuses
 
Enténébrer par le brouillard
Une lumière tamisée dissimule
Les beautés de cette nature barbare
Bouleversant aube et crépuscule
 
Tout est ombrage, nébulosité
Immatériel, spirituel, mystique
Le voile fait prouesses pianistiques
Sur les crêtes empourprées…..
 
@Dominique Chouinard
Peinture: Manon Marchand

mayyan1
Le 13/03/2017 à 10:42
Avalanche d’amour…
 
Quand le ciel s’effondre
Que montagne gronde
Résonnant dans les profondeurs
Dans mon âme, mon intérieur
 
Quand l’azur  enlace
Les entrailles impénétrables
Quand la voute embrase
Les émois insondables
 
Le mystère habite l’être
La paix inonde la résonnance
En solitaire la joie m’inonde
Quand le ciel s’effondre
Et que montagne gronde….
 
@Dominique Chouinard

Peinture : Manon Marchand

 
mayyan1
Le 13/03/2017 à 07:59

DANS....
 
Dans un froid de glace
Un vent de volonté
Secoue la poussière
Des barrières aux regets
Libérant une lumière tenace
Respirant un rêve oublié
Naissant du mystère
D'un langage de fleurs
Voyageant sous les ailes d'un esprit
Dormeur posé dans une prairie
S'abandonnant dans les plis
De cette nature abandonnée
Où l'émotion s'attache au lierre
D'un bouquet de verdure
Sans froisser l'harmonie
De son immense culture
Folâtrant l'apparence
Des variations d'humeur
D'une âme pansée d'élégance....
 
Copyright @ Onoma Gaïa
mayyan1
Le 12/03/2017 à 11:26

 
Un poème qui a fait le tour du monde

Aujourd’hui, je veux vous présenter
un écrit sous forme de poème qui a
beaucoup influencé ma vie pour le
meilleur ; le fameux poème de
Rudyard Kipling, « If »
Il semble que Dieu aurait pu l’écrire
spécialement pour moi dans des
moments de détresse quand j’avais
le plus besoin d’encouragements.
Je prie qu’il soit un encouragement
spécial pour vous aussi, comme il l’a
toujours été pour moi.
Prenez le temps aussi, de lire le
commentaire inspirant de celui qui
a posté ces traductions.
Pour finir et pas le moindre, ce poème
a été écrit plus spécialement pour un
homme. Mais les temps ont changé, et
les femmes, (nos fidèles compagnes de
vie), ont largement gagné leur place
auprès de nous, et cela me fais vraiment
plaisir qu’une traduction de ce poème
a été fait par une femme ; que nous
puissions dire : « Tu seras une femme,
ma fille ! »

Patrick Etienne


************

Poème « If »
Célèbre poème de Rudyard Kipling, écrit en 1910.
traduit de l’anglais par André Maurois (1918).

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
************
Traduction par Jules Castier (1949)
Cette traduction s’approche du texte initial,
sans être littérale puisqu’elle est en vers.
À la différence de Jules Castier, André Maurois
a réécrit et réinterprété le poème en fonction
de la culture et de la sensibilité française,
ce qui lui donne cet élan si particulier.

Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi ;
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi ;
Si l’attente, pour toi, ne cause trop grand-peine :
Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
Sans avoir l’air trop bon, ni parler trop sagement ;

Si tu rêves, — sans faire des rêves ton pilastre ;
Si tu penses, — sans faire de penser toute leçon ;
Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
Et traiter ces trompeurs de la même façon ;
Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par les coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux ;

Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
Et le risquer à pile ou face, — en un seul coup —
Et perdre — et repartir comme à tes débuts mêmes,
Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout ;
Si tu forces ton cœur, tes nerfs, et ton jarret
À servir à tes fins malgré leur abandon,
Et que tu tiennes bon quand tout vient à l’arrêt,
Hormis la Volonté qui ordonne : “Tiens bon !”

Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros ;
Si l’ami ni l’ennemi ne peuvent te corrompre ;
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop ;
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis,
À toi sera la Terre et son bien délectable,
Et, — bien mieux — tu seras un Homme, mon fils.
************
Autre traduction par Germaine
Bernard-Cherchevsky (1942)

Cette traduction est la plus respectueuse du
texte original, elle est en alexandrin sans rime,
mais n’arrive pas à transcrire son entrain.
Pourtant, le poème prend autant aux tripes
l’Anglais lisant le poème original que le
Français lisant la version d’André Maurois ;
la traduction est un art bien difficile.

Si tu restes ton maître alors qu’autour de toi
Nul n’est resté le sien, et que chacun t’accuse ;
Si tu peux te fier à toi quand tous en doutent,
En faisant cependant sa part juste à leur doute ;
Si tu sais patienter sans lasser ta patience,
Si, sachant qu’on te ment, tu sais ne pas mentir ;
Ou, sachant qu’on te hait, tu sais ne pas haïr,
Sans avoir l’air trop bon ou paraître trop sage ;

Si tu aimes rêver sans t’asservir au rêve ;
Si, aimant la pensée, tu n’en fais pas ton but,
Si tu peux affronter, et triomphe, et désastre,
Et traiter en égaux ces deux traîtres égaux ;
Si tu peux endurer de voir la vérité
Que tu as proclamée, masquée et déformée
Par les plus bas valets en pièges pour les sots,
Si voyant s’écrouler l’œuvre qui fut ta vie,
Tu peux la rebâtir de tes outils usés ;

Si tu peux rassembler tout ce que tu conquis
Mettre ce tout en jeu sur un seul coup de dés,
Perdre et recommencer du point d’où tu partis
Sans jamais dire un mot de ce qui fut perdu ;
Si tu peux obliger ton cœur, tes nerfs, ta moelle
À te servir encore quand ils ont cessé d’être,
Si tu restes debout quand tout s’écroule en toi
Sauf une volonté qui sait survivre à tout ;

Si t’adressant aux foules tu gardes ta vertu ;
Si, fréquentant les Rois, tu sais rester toi-même,
Si ton plus cher ami, si ton pire ennemi
Sont tous deux impuissants à te blesser au cœur,
Si tout homme avec toi compte sans trop compter ;
Si tu sais mettre en la minute inexorable
Exactement pesées les soixante secondes
Alors la Terre est tienne et tout ce qu’elle porte
Et mieux encore tu seras un homme mon fils !
************
Pour finir, une note très intéressante
de la personne qui a posté ces traductions,
que je vous encourage à lire aussi :

Commentaire

Il est parfois des textes qui sonnent juste, car
ils font vibrer notre âme et notre cœur, et
réveiller l’homme de bien qui sommeille en
nous.

Ce poème est célèbre, il a influencé tant de
lecteurs. Certains n’en mémorisent qu’une
phrase, d’autres l’utilisent comme guide de
vie.

Vous en avez peut-être déjà entendu parler,
mais l’avez-vous vraiment lu ?

Prenez le poème couplet par couplet et
demandez-vous si cela vous concerne,
êtes-vous comme cela, est-ce que vous
pouvez faire mieux ?

Lisez-le et ressentez-le. Je suis sûr que
vous en retiendrez quelque chose et qu’il
vous aidera à évoluer.

Pour bien comprendre ce texte aujourd’hui,
 il faut replacer le poème dans son contexte.

Écrit à la fin du 19e siècle, il célèbre les
vertus d’un stoïcisme sous l’ère victorienne
britannique où il était noble de retenir ses
émotions et de dominer ses passions. Cette
société distinguait l’homme fort, intrépide
et endurci, de l’homme faible, esclave de
ses sentiments.

Aujourd’hui, l’interprétation que je fais de
ce poème est différente. Il n’est plus question
de stoïcisme. Nous sommes des êtres sensibles,
nous ressentons le plaisir et la douleur. Il est
alors respectable d’exprimer ses émotions et
ses peines.

Toutefois, le texte appelle au courage de celui
qui subit une épreuve. Bien qu’on ne choisisse
pas la survenue d’un événement douloureux,
d’une infortune ou d’une situation,
on choisit comment y réagir
au lieu de la subir et de s’apitoyer sur son sort.

Même abattu par le destin, l’homme doit se
relever pour redevenir souverain de sa vie.
C’est le message que je retiens.


Patrick Etienne
mayyan1
Le 11/03/2017 à 10:26
J'aime

J'aime cette vallée, étroite , sauvage,
Où résonne le rire musical des cascades,
Où les montagnes bleues et les grands arbres verts
Chuchotent en été, les splendeurs de l'hiver...
                     J'aime dans les rochers l'écume du torrent
                     Scintillant au soleil de ce jour de vacances;
                      La riche transparence de l'eau qui va chantant
                      Dans son lit caillouteux où la lumière danse...
J'aime dans les coins sombres du sous-bois silencieux
Découvrir l'humble fleur richement colorée,
M'enivrer des parfums dans l'air voluptueux,
Jouir de ces instants suaves et dorés;
                     Si j'étais magicienne, je freinerais le temps
                     Qui court, inconscient, comme un enfant joyeux,
                      Pour encore et encore savourer ces instants;
                      Las! leur fragilité me mouille un peu les yeux...
Mais tu es là, toi, ma belle vallée!
Berceau éblouissant de beautés éternelles!
Tu es mon bonheur, simple, fidèle,discret,
Bonheur des jours heureux où l'amour étincelle....
                                 Claudie  Rolland

mayyan1
Le 11/03/2017 à 07:24
Conte pour enfants/ Zig et Zag déménagent


Zig et Zag sont deux poisons rouges.
Il habitent un vilain et minuscule aquarium tour rond, chez Monsieur et Madame Pajanti.
Ces gens ne s’en occupent presque jamais. Zg et Zag n’ont pas souvent à manger.
L’eau de leur aqurium est rarement changée.
Personne ne vient les voir.
Jamais, on ne leur parle…..
Zig et Zag sont bien malheureux !
 
Un jour, la grosse main de monsieur Pajanti plonge dans l’aquarium.
Zig et Zag ont très peur.
Ils en ont les écailles toutes hérissées…
Ils essaient de lui échapper, mais, hélàs, monsieur Pajanti parvient à les attraper.
Et il les jette dans un sac en plastique plein d’eau.
– Zig, on va nous manger !
Je crois que nous déménageons, regarde, Zag ! Une dame inconnue nous emporte.Nous sommes plus à l’étroit mais au moins, ici, on y voit clair. 
 
Zig et Zag se retrouvent dans la rue…
Ils sont effrayés par le vacame des voitures, la foule, Toutes ces choses qu’ils ne connaissent pas!
Zig et Zag sont aussi très inquiets de savoir où on les ammène…

Après un moment très difficile dans la rue, Zig et Zag sont déposés dans un immense aquarium.
– Comme c’est joli ! s’écrie Zag.
– Mais c’est très grand, s’exclame Zig.
– C’est clair et bien décoré.
– J’aime beaucoup ces petits cailloux de toutes les couleurs.
– Moi, je préfère ces belles algues vertes !
– Il y a plein d’enfants qui nous parlent et nous sourient.
– Que c’est bon tout ce qu’ils nous donnent à manger !
– Assez ! Assez, les petits amis, nous allons avoir une indigestion !
– Je sens que nous allons être très bien ici.
 
Zig et Zag viennent d’emmènager dans une école.
Ils sont ravis!
Zig et Zag habitent la classe de mademoiselle Mignone.
Enfin, ils ne manquent plus d’amis, de nourriture, de lumière.
Zig et Zag sont désormais des poissons très heureux !
mayyan1
Le 10/03/2017 à 08:59


 
L’écrit du poète

Le pouvoir d’écrire,
Prendre une plume,
Répandre son âme,
Sur le papier frais,
Sur le papier nu.
J’aime ce son
Doux à mon oreille,
La plume qui griffonne,
Qui enchante,
Qui ravit
Le cœur du poète.
J’aime flirter,
Amoureusement
Avec les mots,
Qui murmurent,
S’entremêlent,
Se caressent,
S’agitent fiévreusement
Sous les doigts
Passionnés du poète.
J’aime cette bonne odeur
De papier ancien,
De livres poussiéreux,
D’étagères mal rangées,
De tiroirs en bois
Qui grincent des dents,
Comme une vieille fatiguée.
J’aime cette image
De poète dans sa mansarde,
Répandant ses vers
Sous la lueur
D’une pauvre chandelle.

Tout cela,
Ami lecteur,
C’est l’univers,
D’un monde secret,
Un monde à part,
Ou seul le poète
A la clé pour entrer.

Mais, pour le moment,
Refermons le recueil,
Rangeons la plume,
Eteignons la chandelle.
Car le jour se lève ;
Il est temps
Pour le poète,
D’aller se coucher.

Patrick Etienne

Cynthia
Le 08/03/2017 à 14:42

Une femme est l'amour
Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance ;
Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.
 
Courbé par le travail ou par la destinée,
L'homme à sa voix s'élève et son front s'éclaircit ;
Toujours impatient dans sa course bornée,
Un sourire le dompte et son coeur s'adoucit.
 
Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :
Bien longtemps à l'attendre il faut se résigner.
Mais qui n'aimerait pas, dans sa grâce sereine,
La beauté qui la donne ou qui la fait gagner.
Gérard de Nerval


mayyan1
Le 08/03/2017 à 09:12

UN RAYON D'ADIEU
 
Des murmures étranges palpitent
Mes idées en suspension, troubles
Et qui de peur redoublent....
La rosée a mis l'aurore de mes pensées en larme
Sous un rayon d'adieu qui crépite....
L'heure est au départ
En soit ce n'est pas un drame
Il noie mes sanglots
Dans le dernier regard
D'un rivage où le paquebot
De toute une vie
S'échoue aux frontières mal définies....
Toutes ses heures de navigation
Coulées en vagues d'abnégation
Reflétent un adieu au miroir
D'un simple au revoir....
 
Copyright @ Onoma Gaïa

mayyan1
Le 07/03/2017 à 08:02
Pénélope


Pénélope, personnage mythologique

Epouse fidèle d'Ulysse, vaillant guerrier

Nul autre prétendant héroique

Espérant séduire son éclatante beauté

La écartée de son amour idéal

Opérant une ruse très fine

Prétextant le tissage d'un grand voile

Elle représente la fidélité féminine.


Jackdidier
mayyan1
Le 07/03/2017 à 07:43
HISTOIRE D'AUTREFOIS UN PERSONNAGE
PEU FREQUENTABLE.

                         
Un souvenir sur Dumas père qui ne savait pas refuser un service.
Un jour, il donna une lettre de recommandation à quelqu’un qui partait
pour Bruxelles. Il l’adressa à un de ses amis, M. B. L…, avec un mot à
peu près conçu en ces termes :
Mon cher ami,
Je vous présente, en vous le recommandant, le porteur, qui est de mes
grands amis. Veuillez l’accueillir, je vous prie, et faire pour lui ce
que vous feriez pour moi-même,
etc., etc. 
M. B…, hospitalier comme un prince, accueillit comme un frère l’ami
d’Alexandre Dumas, il le logea, le reçut à sa table, le mena à son
cercle, le présenta à ses amis, lui prêta ses chevaux et ses voitures.
Au bout de quinze jours, l’ami de Dumas disparut… emmenant le plus beau
cheval de l’écurie de son hôte. On ne l’a jamais revu.
Six mois plus tard, M. B… passant par Paris, alla voir Alexandre Dumas.
— Mon cher, lui dit-il, je vous remercie. Vous me recommandez de jolis messieurs. Votre ami est un filou. Il m’a volé un cheval.
Dumas leva les mains au ciel d’un air indigné : 
— Comment !… à vous aussi!
mayyan1
Le 06/03/2017 à 08:26


Le voyage
 
Laissez-vous emporter par le rêve
Dans un monde où s'égrènent rires et sons
Aux détours de mes mots
Voyage qui nous "fait exister de tout ce qui nous remplit".
 
Le ciel fredonne de doux chants bleus
Rêve d'un lointain ailleurs
Où des voyageurs vont nous délivrer un message
Qui dépasse l'entendement.
 
Partir, c'est assouvir le peu
Et le faire grandir, puis le faire mûrir
De pensées qui se tiennent
Qui aident à se construire.
Partir, c'est aussi mourir aux souvenirs.
 
Mon oasis est une perle rare dans le désert
Nous voyageons depuis l'aube des temps
Un arrachement au temps d'imageries lointaines
Qui vous libère l'âme.
 
Marie_Louise.



mayyan1
Le 05/03/2017 à 17:45
 Si l'amour est un son ...
Si l'amour est un son, ma parole le chante,
Ma poitrine le hurle si l'amour est un cri,
Si l'amour est silence, mon souffle le retient.
Si l'amour est un geste, tout mon être le danse,
Mes mains l'ont buriné si l'amour est statue,
Si l'amour est un mot, ma plume le formule.
Si l'amour est rocher, j'y repose ma tête,
Et j'y plane léger si l'amour est un ciel,
Si l'amour est un lac, j'y flotte entre deux eaux.
Mais si l'amour c'est toi, tout le passé s'éclaire,
Et le présent n'a plus de mystère pour moi,
Et je crois en demain puisque l'amour c'est toi.
Jan David

mayyan1
Le 05/03/2017 à 17:41
VOICI LA LÉGENDE DU COQ DE
BARCELOS AU PORTUGAL.


De Barcelos...Au...Portugal...

Source...Légende du coq de Barcelos dans Poule & coq...  Brown_Leghorn_rooster_en_Australie...

Le calvaire du XVIe siècle, conservé au Musée d'Archéologie de la ville de barcelos, est associé à la curieuse légende d'un coq, symbole de cette ville. D'après cette légende, un jour un crime fut commis dans ce village. Or, on ne retrouva pas le coupable, et les habitants de barcelos furent intrigués par cela. Cette histoire les préoccupait et les affolait.
Un jour apparut dans la ville un homme de Galice, sur qui se portèrent on ne sait pour quelles raisons, immédiatement les soupçons.Les autorités l'arrêterent sans preuves. L'homme eut beau protester et clamer son innocence, rien n'y fit.
Personne ne voulu croire que cet homme se rendait à saint jacques de compostelle pour accomplir un voeu, car il était un fervent adorateur du saint que l'on vénérait à compostelle, ainsi que de Saint Paul et de Notre-Dame.
L'homme fut condamné à être pendu !

Au moment où on le conduisait à la potence, il demanda à être remis en présence du juge qui l'avait condamné. L'autorisation lui fut concédée et on l'emmena à la résidence du magistrat, qui était en plein banquet avec quelques amis.
L'accusé affirma de nouveau son innocence et devant l'incrédulité des  assistants, il montra un coq rôti qui était sur la table et s'exclama.
Cette déclaration ne fit que provoquer les éclats de rire de toute l'assistance; mais personne ne toucha au coq rôti, qui resta donc entierdans son plat. On entraîna alors l'homme vers la potence.
Et ce qui semblait impossible arriva ! Au moment où le pèlerin allait être pendu, le coq rôti se dressa sur la table et chanta. Le juge et ses invités restèrent ébahis.
Personne ne douta plus de l'innocence du condamné. Le juge couru à la potence et quelle ne fut pas sa stupéfaction quand il vit le pauvre homme la cordeau cou, mais le noeud refusant absolument de se serrer !
On le délivra immédiatement et on le renvoya en paix. Quelques années plus tard il revint à Barcelos, où il fit ériger un monument en hommage à la vierge et à Saint Jacques.
Le portugal adopta le coq de Barcelos comme symbole, sans doute car ce dernier symbolisait une histoire morale, optimiste et juste.

Marie Jeanne
Le 05/03/2017 à 10:25

                           
                           :
Mamie je t'aime très fort
Tu es mon grand trésor
Quand tu me fais des bisous
Je suis content(e) comme tout
Quand tu me fais des câlins
Je me sens très très bien
Ton sourire est si doux
Qu'il illumine tout
Et ton coeur est si grand
Que je me perds dedans


Ma mamie est gentille
Gentille comme une mamie
Ma mamie me fait des gâteaux
Des gâteaux aux pommes
Aux pommes du mô
Le mô c'est un champ
Un champ où il y a de l'herbe
De l'herbe verte
Verte comme mon album
Mon album photos
Des photos de moi il y en a plein
Plein comme toutes les mamies qu'il y a au monde
Au monde pour moi il n'y a qu'une seule mamie
Et ma mamie je l'aime de tout mon coeur !
mayyan1
Le 04/03/2017 à 09:44


Qu'y a-t-il?


Qu'y a-t-il
Derrière les façades fades,
Derrière les embrassades,
Les promesses faciles?
Dis-moi quel péril.

Qu'y a-t-il
Du périmètre au centre,
Entre les cuisses et le ventre,?
D'inadmissible,
D'inaccessible?

Qu'y a-t-il
A l'autre bout du spectre,
A mi-chemin de l'être
Et du tangible,
D'imperceptible?

Qu'y a-t-il
Qu'on ne pourrait se faire,
Que s'ouvrent les enfers
Sous nos pieds d'argile?
Rien d'impossible.

Qu'y a-t-il
Au-delà de l'amour?
Est-ce qu'on est de retour
Au début de l'idylle,
A la phase docile?

Qu'y a-t-il?
Faut-il seulement qu'on le sache?
Faut-il vraiment qu'on se fâche?
Qu'on devienne hostile?
Qu'on devienne servile?

Qu'y a-t-il
?Entre deux corps qui se cherchent,
Entre la flamme et la mèche,
En équilibre,
Qui ne tient qu'à un fil?

Qu'y a-t-il
En plein coeur de ton âme?
Sens-tu ce qui s'y trame?
Ce qui te rend fragile,
Dis-moi: qu'y a-t-il?

mayyan1
Le 02/03/2017 à 08:42

 
C’est le grand tourbillon des mots
Qui se croisent,s’entrecroisent ,s’enlacent
Puis se lassent, se prélassent,
Puis desserrent leurs étreintes
Comme des amours de passage
Voguant sur un ciel maculé de nuages.
Des mots en pointillés sur les crêtes du passé
Tandis qu’aujourd’hui creuse son lit
Sur des braises rougeoyantes
Charbons ardents des mots qui ne perdent pas la tête
Des mots qui n'en font qu’à leur tête
Têtus et fiers, glaive d’amour.
Et se devine à contre jour l’ombre des souvenirs écarlates
Azur sombre et eau saumâtre
Le vent mutile les frondaisons.
C’est le grand tourbillon des mots
Qui s’embrassent comme des étreintes de passages
Une passe,une heure,
Les mots au fond du cœur
 
Guilhaine Chambon

mayyan1
Le 01/03/2017 à 14:36


Soleil couchant
 
Je regarde par le fenêtre
Je découvre un ciel aux mille reflets 
Le soleil s’étire
Se traîne en longs fils carminés
 
Que l’heure est douce 
les clochers raisonnant 
Les lueurs rousses
Enveloppent le temps 
 
Inondé de lumière 
Le ciel en  est paré 
Il s’est revêtu de dentelles légères 
Dans ces moments apaisés 
 
Je goûte cet instant magique
Au tableau étonnant
De ce ciel magnifique
Du soleil couchant 

H.G

mayyan1
Le 01/03/2017 à 14:34


    La rive en reflet
 

La rive en reflet
N'est plus
Ce qu'elle est

Elle disparaît
Puis renaît
En symétrie

Tel un test
De Rorschach
Et ses taches d'encre

Entre couleurs
Et nuances
Le ciel se multiplie

La berge
Perd ses repères
Ni haut ni bas

La rive en reflet
N'est plus
Absorbée
 
Thierry Petibon
"Sur les routes de mon pays"



mayyan1
Le 01/03/2017 à 09:18

mayyan1
Le 28/02/2017 à 09:51



Mon vieux coffret

Poème autobiographique

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Sur mon passé trop cher, coffret referme-toi,

Avec le doux parfum de mes jeunes années,

Garde précieusement les reliques fanées

Qui viennent dans mon coeur, éveiller tant d'émoi.

 
Garde les, défends les contre tout sacrilège,

Et, si l'ombre des soirs, en moi, se prolongeant,

Le brun de mes cheveux se transforme en argent,

Quelque jour pour t'ouvrir, peut-être reviendrai-je...

 
Mais, si ne l'osant pas, je tarde trop longtemps,

Et que, calme à mon tour, je me sois endormi,

Ne livre, ô vieux coffret, qu'à la main d'une amie,

Les vestiges cachés de mon lointain printemps. 

J.A.


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Le poème autobiographique est un genre littéraire s'apparentant à l'autobiographie, mais rédigé en vers et non en prose. Ce sont des textes brefs, des évocations fragmentaires. La visée esthétique et suggestive l'emporte sur le souci de vérité. ? (Portail de la poésie)
Pour cette série de poèmes autobiographiques, se reporter à l'un de mes derniers poèmes "L'aveugle et la vielle bancale".
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Écrit et Présenté par J.A. Illustration internet
Engagement à retirer l'image en cas de demande des ayants droit


mayyan1
Le 27/02/2017 à 08:22
DES HEURES HEUREUSES
 
Glisse entre mes doigts
La trotteuse
Comme le sable
Insaisissable
Dans son écoulement
Elle se faufile à travers le temps....
Les secondes joyeuses d'ignorance
Emportées sans souffrance
Avancent sur le cadran par habitude
Suivant les consignes du présent....
Sur l'aiguille des heures chanceuses
Je me berce dans ce monde béant
Des magies en mouvement
Agréable voyage d'un esprit grisant
Captivé par ce tendre moment
Suspendu en altitude
L'écho du balancier résonne
En moi
L'ambiance des heures heureuses....
Le pendule de l'Amour sonne
Mes sourires au réveil
Installe les couleurs qui étonnent
Mes yeux d'un bonheur vermeil....
 
Copyright @ Onoma Gaïa

 
mayyan1
Le 26/02/2017 à 10:23
La musique de l'amour
 
Sa sensibilité est bien à fleur de peau
Comme celle des grandes âmes de poètes
Dors mon bel amour au rythme de la mélodie
Musique au cœur de l'âme pour un ange en solo.
 
Et c'est le cœur battant qu'en son lit je la suivis
Le désir ardent jusqu'au bout de mes doigts
Sa voix se fit velours sous l'archet de nos cœurs
Sur les cordes du violon.
 
Elle chanta l'hymne de l'amour
En mettant nos projets en œuvre
La musique pure du violon élève vers le ciel
Son chant transcendantal.
 
Marie_Louise.



mayyan1
Le 26/02/2017 à 08:47


le pont de Tolbiac

Sur le pont de Tolbiac
Passent toutes sortes de gens
Des musiciens et des chalands
Des promeneurs et des curieux
Des clochards et des malheureux
Des cars remplis de touristes
Mais aussi des cars de police
Des voyageurs venus de la banlieue
Pour flâner tout l'après-midi
Et les jours où il y a du brouillard
On y voit même Nestor Burma
Qui cherche l'assassin
Sur le pont de Tolbiac
On y voit des gens ordinaires
Mais aussi quelques millionnaires
Qui se pavanent dans leur Cadillac
 
                 Moralité :
Sur le pont de Tolbiac
A Paris comme ailleurs
Des gens passent et des meilleurs!

mayyan1
Le 25/02/2017 à 08:37


mayyan1
Le 25/02/2017 à 08:36
Jour de spleen

Matin rosi d' hiver
Aux lignes incertaines.
Sur le temps fatigué,
Des silhouettes glissent
Dans la brume lointaine.
...Perspective imprécise...
Et la bise en sous bois,
Harpiste dans les branches,
Egrenne un concerto.
Un vol de sauvagines
Qui redoutent le pire,
Vient troubler  le décor.
...Et les cailloux cassés,
Et les herbes trop sèches
Emettent sous mes pas
Une musique en fond.
Une biche esseulée,
Juste au bout d'un sentier
Attend on ne sait quoi.
Et voilà que la  pluie
S'écrase sur ma joue,
Le ciel pleure avec moi,
Le vent de moi se joue.
...Drôle de cinéma,
Triste tableau en flou...
 
@copyright Marie-Hélène


 
mayyan1
Le 24/02/2017 à 07:07



L’ARTISTE

Il voulut peindre une rivière ;
Elle coula hors du tableau.

Il peignit une pie grièche ;
Elle s’envola aussitôt.  

Il dessina une dorade ;
D’un bond, elle brisa le cadre.  

Il peignit ensuite une étoile ;
Elle mit le feu à la toile.  

Alors, il peignit une porte
Au milieu même du tableau.  

Elle s’ouvrit sur d’autres portes,
Et il entra dans le château.  

"ENTRE DEUX MONDES

Maurice Carème




mayyan1
Le 23/02/2017 à 09:18
CAFÉ AU LIT

Regard attendri
À ta gorge qui palpite
Tes yeux effarouchés se dérobant
Les arcs aux friandes étoiles
Lustres au corps vespéral
Soif faim et sens égarés
Donne-moi ta bouche obscure
Écrin de myrrhe de cristaux étincelants
Laisse mes mains palabrer
À la douce ombre de la cambrure tribale

Pikin 3 / 2 / 16

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