Après la loi sur le mariage homosexuel, le gouvernement Ayrault va s’attaquer à un sujet très sensible : la réforme des retraites. Malgré celles déjà engagées ces dernières années, le système actuel est loin d’être viable. Ainsi, les autorités sont en pleine réflexion sur les mesures à prendre. Une certitude : les solutions envisagées risquent de mécontenter de nombreux Français.

La retraite, sujet de toutes les préoccupations pour le gouvernement

Après la loi sur le mariage homosexuel, le gouvernement Ayrault va s’attaquer à un sujet très sensible : la réforme des retraites. Malgré celles déjà engagées ces dernières années, le système actuel est loin d’être viable. Ainsi, les autorités sont en pleine réflexion sur les mesures à prendre. Une certitude : les solutions envisagées risquent de mécontenter de nombreux Français.

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Après la loi sur le mariage homosexuel, le gouvernement Ayrault va s’attaquer à un sujet très sensible : la réforme des retraites. Malgré celles déjà engagées ces dernières années, le système actuel est loin d’être viable. Ainsi, les autorités sont en pleine réflexion sur les mesures à prendre. Une certitude : les solutions envisagées risquent de mécontenter de nombreux Français.

 

Un constat alarmant

Pour mettre en place les réformes, le gouvernement a commandé plusieurs rapports permettant de dresser un bilan sur la situation des retraites en France. Il s’agit d’un moyen comme un autre de faire prendre conscience aux Français des menaces qui pèsent sur le régime actuel.

Dans le premier rapport remis par le Conseil d’Orientation des Retraites, il est indiqué que le déficit du régime général atteindrait plus de 18 milliards d’euros d’ici 2017 pour un montant record de 20 milliards d’euros en 2020.

Les réformes sous l’ère Balladur ou Fillon n’auront pas suffi à sauver le système. Même les membres du Parti Socialiste ont pris conscience que les réformes, autrefois contestées au sein de leur propre camp, étaient inévitables. Les débats à venir s’annoncent déjà houleux et des contestations sont déjà envisagées. De plus, la France est aussi soumise à la pression de Bruxelles l’incitant à réduire rapidement son déficit public.

Dans le second rapport, les pistes de réformes évoquent que celles-ci répondent aux principes républicains de solidarité et d’équité. Par exemple, seront prises en compte les situations spécifiques de chaque Français (pénibilité du travail, travail des femmes …).

Les pistes à suivre

La France a transmis à Bruxelles son programme de stabilité pour la période 2013-2017. Dans celui-ci, les autorités parient sur la croissance et donc une hausse du volume de cotisations. Si cette hypothèse se réalise, cela permettrait de ralentir les dépenses liées à la retraite à partir de 2014.

Cependant, en attendant, un éventuel retour à la croissance, des mesures devront obligatoirement êtres mises en place. La principale concerne l’allongement de la durée de cotisation.

En effet, allonger la durée de cotisation est une piste incontournable à suivre. Si les Français veulent toucher une pension à taux plein, il leur faudra accumuler des cotisations supplémentaires. Des chiffres ont commencé à circuler parlant de 42 à 44 ans de cotisations alors qu’actuellement, elle n’est que de 41 ans et 3 mois. En revanche, l’âge légal de départ à la retraite ne serait pas affecté. Ainsi, les Français âgés de 62 ans pourront toujours partir à la retraite mais ils ne toucheront qu’une pension partielle.

Des avantages offerts à certaines familles pourraient également être touchés. Ainsi, les majorations liées aux enfants permettant d’accorder des trimestres gratuitement seraient dans la ligne de mire, tout comme les pensions de réversion …

 

Une concertation est prévue le 20 et 21 juin 2013 entre les partenaires sociaux et le gouvernement.

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