L’exception française n’est pas que culturelle. La France fait aussi figure d’ovni dans la pierre. Depuis la crise financière de 2008, les prix de l’immobilier ont peu baissé quand ils ont chuté en Espagne, en Irlande, au Portugal ou encore aux États-Unis.  La France serait-elle bénie des dieux de l’immobilier ? « De 2000 à 2007, le prix des logements en France, qui était resté stable par rapport au revenu par ménage de 1965 à 2000, s'est envolé comme dans beaucoup d'autres pays», selon l’économiste Jacques Friggit.  Dans une note rédigée à titre « personnel », le membre du Conseil général de l’environnement et du développement durable explique cette l'envolée des prix par un «effet inflationniste « massif » d'un environnement financier extrêmement favorable à l'achat immobilier.

Immobilier, pourquoi les prix de l'immobilier ont-t-ils si peu baissé en France depuis 2008 ?

L’exception française n’est pas que culturelle. La France fait aussi figure d’ovni dans la pierre. Depuis la crise financière de 2008, les prix de l’immobilier ont peu baissé quand ils ont chuté en Espagne, en Irlande, au Portugal ou encore aux États-Unis. La France serait-elle bénie des dieux de l’immobilier ? « De 2000 à 2007, le prix des logements en France, qui était resté stable par rapport au revenu par ménage de 1965 à 2000, s'est envolé comme dans beaucoup d'autres pays», selon l’économiste Jacques Friggit. Dans une note rédigée à titre « personnel », le membre du Conseil général de l’environnement et du développement durable explique cette l'envolée des prix par un «effet inflationniste « massif » d'un environnement financier extrêmement favorable à l'achat immobilier.

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A bas les idées reçues !

Jacques Friggit tord ainsi le cou à certaines idées reçues. La flambée de l’immobilier français de la décennie 2000 n’est donc pas liée à un déficit de logements disponibles, ni à une demande croissante des ménages. « Si 350 000 logements supplémentaires (soit 1% du parc, voisin de 35 millions de logements) avaient été construits, le prix des logements n'en serait plus faible que de 1 à 2% », indique l'économiste. « La cherté et la rareté du foncier ne peuvent pas non plus être invoquées », poursuit-il.

L'effet taux d’intérêt

Du coup, il faut se pencher sur l’évolution des taux d’intérêt en France. Et la tendance a été plutôt à la baisse. Tombés à un niveau historiquement bas cette année, les taux d’intérêts actuels ont redonné du pouvoir d’achat aux acquéreurs et donc ont permis de compenser une partie de la hausse des prix. Les ménages français ont ainsi massivement eu recours à l’endettement pour financer leur projet immobilier. « Pour acheter le même logement, un accédant à la propriété devait en effet s'endetter sur 33 ans en 2007 contre 15 ans en 1965 ou en 2000 » explique l’économiste. «L’allongement de la durée des prêts a apporté un complément de la capacité d’emprunt», ajoute-t-il.

L'investissement locatif aussi

Autre enseignement de cette étude, les zones géographiques et les types de biens dont le prix a le plus grimpé de 2000 à 2007 sont ceux où les logements locatifs sont fortement représentés (départements urbains plutôt que ruraux, appartements plutôt que maisons, petits appartements par opposition aux grands, etc). Sur la décennie 2000, l’investissement dans l’immobilier a en effet repris du poil de la bête grâce à «la diminution du rendement de son principal concurrent, le placement obligataire», et par le fait que les particuliers se sont détournés des actions après le krach boursier de l'automne 2000.



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