Merci papa, merci maman ! Prix élevés, banques de plus en plus exigeantes, les jeunes se tournent de plus en plus vers leurs parents pour les aider à concrétiser leurs projets immobiliers.

Immobilier, Merci papa, merci maman !

Merci papa, merci maman ! Prix élevés, banques de plus en plus exigeantes, les jeunes se tournent de plus en plus vers leurs parents pour les aider à concrétiser leurs projets immobiliers.

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Selon la dernière étude de Meilleurtaux.com, l’apport moyen 2014 se monte en moyenne à 68 000 euros pour une acquisition d’une valeur moyenne de 247 634 euros. Bien que ce montant reste stable depuis 2010, il reste encore difficile de disposer d’une telle somme sans avoir été propriétaire auparavant. « A titre de comparaison, ce chiffre s’élevait en 2004 à 35 000 euros, il a presque doublé en 10 ans », remarque Maël Barnier porte-parole du courtier.

«Pour relativiser ce chiffre très impressionnant, notons que l’apport français médian en 2014 s’élève quant à lui à 27 000 euros, ce qui signifie que 50% de nos emprunteurs ont pu devenir propriétaires avec un apport inférieur à cette somme », précise Hervé Hatt, Président de Meilleurtaux.com. Ainsi, quand à l’Ouest, au Nord et à l’Est 50% des emprunteurs empruntent avec moins de 15 000 euros d’apport, le curseur remonte à 50 000 euros en Ile-de-France.

En Ile-de-France justement, en dépit de revenus plus importants et donc une capacité d’emprunt en hausse, Meilleurtaux constate que l’acheteur moyen ne peut acquérir que 67 m² en Ile -de- France, contre 103m² dans l’Est. Les banques sont beaucoup plus frileuses dans leurs conditions d’octroi de prêt qu’il y a 10 ans. Ainsi, les primo-accédants font appel à la solidarité familiale pour réaliser leur rêve immobilier. « «Les chiffres parlent d’eux-mêmes, en prenant en considération les apports moyen et médian il apparait plus que jamais incontestable que l’achat immobilier est souvent conditionné à une solidarité familiale qui fonctionne », ajoute Maël Bernier. Rare sont les acquéreurs qui à 37 ans disposent d’un apport de 68 000 euros.

Alors, la solidarité familiale joue à plein. ‘Le Parisien’ prend l’exemple d’un couple de trentenaires en CDI gagnant « confortablement leur vie ». Mais sans un prêt à taux zéro de 50 000 euros octroyé par leurs proches, ils n’auraient pu prétendre qu’à un 60 m² et non à un 70 m² en petite couronne. Ce coup de pouce est en effet autorisé par la loi mais les conditions de l'aide doivent être rédigées devant notaire pour plus de sécurité.
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