Pour le Crédit Foncier, la stabilité des prix annoncée par ses confrères est en «trompe l’œil ». Seule une demande de plus en plus forte « devrait faire les prix de manière de plus en plus nette », selon le directeur général de Crédit Foncier Immobilier, Stéphane Imowicz.

Immobilier, 'D'ici deux ans, les prix sur l'ancien pourraient diminuer de 10 à 15%' pour le Crédit Foncier

Pour le Crédit Foncier, la stabilité des prix annoncée par ses confrères est en «trompe l’œil ». Seule une demande de plus en plus forte « devrait faire les prix de manière de plus en plus nette », selon le directeur général de Crédit Foncier Immobilier, Stéphane Imowicz.

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Dans une interview accordée à l’’Express’, le patron du spécialiste du crédit immobilier avance que la pierre hexagonale souffre de l'attentisme des acheteurs qui jugent les prix trop élevé. Selon lui, les prix jouent un rôle de premier plan dans le manque de fluidité des marchés de l'accession et de l'investissement locatif. Il explique en outre que la Garantie universelle des loyers (GUL), l'encadrement des loyers, ou encore l'augmentation du nombre de documents nécessaires en cas de vente d'un bien en copropriété ont contribué à décourager les potentiels investisseurs.

« Toutefois, les dernières annonces faites par le gouvernement vont dans le bon sens. Le retour du Prêt à taux zéro (PTZ) dans l'ancien, ainsi que l'avantage fiscal prévu pour les bailleurs qui garderont plus longtemps leurs locataires avec un loyer plafonné, ne peuvent que jouer en faveur d'une amélioration », poursuit Stéphane Imowicz

A la question : « les prix peuvent-ils baisser encore d'ici quelques années ? », le dirigeant rappelle qu’il faut faire la distinction entre le marché du neuf et celui de l’ancien. Le marché du neuf fait preuve d’une relative résistance avec des prix qui ont légèrement diminué et tandis que celui de l’ancien, la baisse des prix, qui a débuté il y a deux ans, se poursuit. D’après lui, ce sont surtout les grandes surfaces qui paient le plus lourd tribut avec des baisses de prix pouvant atteindre de 15 à 20%. Les acheteurs font preuve d’une très grande sélectivité des biens, « les biens mal agencés, par exemple, sont lourdement sanctionnés, » avance le dirigeant.

Selon les projections de Stéphane Imowicz, les prix du neuf vont augmenter. « Les terrains sont rares, donc chers. En parallèle, le nombre de mises en chantier ne cesse de diminuer. Selon nos estimations, environ 320 000 logements neufs devraient être construits en 2014. Il en faudrait 500 000 pour répondre aux besoins actuels en matière de logements. Si cette tendance se maintient, on se dirige vers une pénurie d'ici deux à trois ans, et donc une augmentation des prix du neuf », explique-t-il. En revanche, pour l'immobilier ancien, il n’exclut pas une diminution des prix beaucoup plus forte, de l'ordre de 10 à 15% d'ici deux à trois ans
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