L’immobilier ancien ne s’est pas effondré comme l’annonçaient certains observateurs. Mais ce n’est pas l’euphorie non plus. Sur le plan national, le prix moyen au m² continue de baisser et enregistre un léger recul de 0,4% au premier semestre, selon le dernier pointage de Century 21.

Immobilier, 'Le marché immobilier a piètre Alur' pour Century 21

L’immobilier ancien ne s’est pas effondré comme l’annonçaient certains observateurs. Mais ce n’est pas l’euphorie non plus. Sur le plan national, le prix moyen au m² continue de baisser et enregistre un léger recul de 0,4% au premier semestre, selon le dernier pointage de Century 21.

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Associée à un niveau de taux historiquement bas, cette baisse du mètre carré à 2545 euros en moyenne en France devrait favoriser une reprise de l’activité. « Et pourtant, il n'en est rien : celle-ci se fait désespérément attendre. » déplore le réseau d’agences immobilières.

Une demande vigoureuse mais...

Cette situation est paradoxale aux yeux de Century 21, puisque la demande reste « toujours aussi vigoureuse » avec des acquéreurs qui n'hésitent pas à se porter sur des biens dont le montant moyen est supérieur à celui constaté en 2013.
«Les prix ne chutent pas car les taux d'intérêt des crédits immobiliers sont très bas, affirme Laurent Vimont, PDG de Century 21. Mécaniquement, cela re-solvabilise un certain nombre de ménages et fait augmenter la demande par rapport à l'offre. Du coup, nous maintenons qu'en 2014, la baisse des prix de l'immobilier sera de 3 % maximum».

Sur le front des ventes, en revanche, ce n’est pas la grande joie. Le réseau d’agences constate au niveau national un recul de 2,8% du nombre de ventes entre le 1ersemestre 2013 et le 1ersemestre 2014. Un repli qui selon Century 21, résulte essentiellement d’une forte contraction des ventes d’appartements (-6,8%). Les délais de vente moyens se sont allongés à 93 jours au premier semestre en France contre 90 jours un an auparavant. Quant au marché des résidences secondaires, il est à l’arrêt alors que les acquisitions de ce type de biens continuent de reculer pour ne représenter que 6,8% du marché.

Le locatif à la peine

Mais d’autres raisons expliquent ce ralentissement du marché. Selon Century 21, l’entrée en vigueur de la loi Alur exige en effet qu’un nombre substantiel de documents soient désormais annexés à la promesse de vente d’un lot en copropriété. Or, l’obtention de ces documents nécessite beaucoup de temps, ce qui ralentit les transactions et impacte directement le dynamisme du marché.

« Depuis 2012, la communication du gouvernement, multipliant les annonces ou mesures relatives à la taxation sur les plus-values, la réquisition des logements et l’encadrement des loyers, a paralysé les investisseurs, » constate Century 21.

Entre 2012 et 2014, le réseau d’agences signale que ce sont déjà plus de 110 000 transactions à titre d’investissement locatif qui ne se sont pas réalisées. La part des investisseurs chute de -8,4% entre le 1er semestre 2013 et le 1er semestre 2014 pour ne représenter désormais que 15,3% du marché.

Pour Century 21, l’avenir du marché est donc « entre les mains des pouvoirs publics et appelle le gouvernement à prendre des décisions pour éviter que la loi Alur ne plombe définitivement l’activité. Le réseau d’agences « propose que les documents requis lors de la promesse de vente puissent être transmis de manière dématérialisée et fassent l’objet d’une signature électronique. »
« Cette mesure génèrerait un gain de temps, une économie d’argent et serait par ailleurs éco logique, limitant l’impression de centaines de pages. Les transactions sur le segment des appartements pourraient ainsi repartir et auraient un effet positif sur le dynamisme du marché. » préconise Century 21

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