L’assurance-vie fait recette au mois de mai. Il est redevenu le placement préféré des Français avec 8,8 milliards d’euros de collecte nette sur les cinq premiers mois de l’année, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2013. Depuis le début de l'année, le montant total de la collecte brute s'élève à 53,8 milliards d'euros, en progression de 1,9 % par rapport au montant constaté en 2013 à la même période.

Placements, l’assurance-vie a fait recette au mois de mai

L’assurance-vie fait recette au mois de mai. Il est redevenu le placement préféré des Français avec 8,8 milliards d’euros de collecte nette sur les cinq premiers mois de l’année, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2013. Depuis le début de l'année, le montant total de la collecte brute s'élève à 53,8 milliards d'euros, en progression de 1,9 % par rapport au montant constaté en 2013 à la même période.

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Ce retour en force de l’assurance-vie n’est pas lié au hasard mais à des rendements beaucoup plus attractifs que le maigre 1,25% propose à ce jour par le Livret A. Et la baisse du taux de ce dernier à 1%, comme préconisé par le gouverneur de la Banque de France, devrait accélérer ce mouvement de collecte en faveur de l’assurance-vie.

Ces chiffres ont été publiés au moment où Michel Sapin, le ministre de Finances, présentait en Conseil des ministres l'ordonnance qui détaille le fonctionnement des contrats euro-croissance et vie-génération. Votées l’an dernier, les dispositions créant ces nouveaux contrats d’assurance-vie, entendent réorienter l’épargne des ménages vers le financement des entreprises.

Le premier a un avantage de taille : celui de garantir le capital à condition de rester investi pendant huit ans et d’offrir un peu plus de rendement qu’avec un contrat en euros classique. Le second support a pour objectif d’orienter l’épargne vers le financement des PME et ETI et autres actifs relevant de l’économie sociale et solidaire ou participant au financement du logement social et intermédiaire.. Cette fois-ci, le détenteur d’un contrat vie-génération est exposé à un risque de perte en capital. En contrepartie de ce risque, le souscripteur bénéficie d’une carotte fiscale à la clef, à savoir un abattement supplémentaire en plus, et avant l'abattement, de 152.500 euros est accordé. Un abattement de 20%, donc en sus.

Les décrets d’application et les arrêtés seront publiés d’ici à juillet assure-t-on du côté de Bercy. Mais il faudra attendre la fin de l’année pour voir ces deux supports être commercialisés chez les assureurs, le temps pour eux d’organiser leur vente et de se familiariser avec ces produits d’assurance-vie nouvelle génération.
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