L'euthanasie, un mot tabou en France

Euthanasie. Un mot qui semble toujours être tabou à l'Assemblée nationale. Manuel Valls avait appelé au " consensus " et au " rassemblement " lors de l'ouverture des débats sur la fin de vie le 21 janvier...

L'UMP et le PS semblent-ils avoir réussi à trouver un accord en soutenant ensemble la proposition de loi d'Alain Claeys et Jean Leonetti, qui s'inscrit dans la continuité de la loi Leonetti de 2005. Celle-ci souhaite améliorer l'accès aux soins palliatifs, donner une dimension contraignante aux directives anticipées des patients et clarifier le recours à la sédation profonde en phase terminale.

La loi ne propose donc aucune rupture par rapport aux dispositions déjà existantes. Elle se heurte à des critiques vives aussi bien de la part des "pro-vies" tels que l'Alliance Vita qui craignent une légalisation progressive du "droit au suicide" que de la part des défenseurs de l'euthanasie. La recherche de consensus du gouvernement apparaît un peu comme un renoncement à la volonté de repenser réellement la fin de vie.

La proposition de loi de la députée écologiste Véronique Massonneau qui entendait légaliser le suicide assisté et l'euthanasie dans certains cas, sur le modèle belge a été rejetée vendredi dernier à deux voix près. La plupart des députés PS ont en effet préféré soutenir le texte plus modéré d'Alain Claeys et Jean Leonetti.

La nouvelle proposition de loi parviendra-t-elle à apaiser les débats sur la fin de vie ? Devrions-nous aller plus loin dans la légalisation de l'euthanasie ? Devrions-nous prendre exemple sur la Belgique, qui donne la liberté de choisir sa mort ?

Les invités d'Arnaud Ardoin en parlent dans cette émission avec comme invités :
Véronique Massonneau, députée écologiste de la Vienne
Alain Claeys, député PS de la Vienne, co-auteur de la proposition de loi "créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie"
Marie de Hennezel, psychologue clinicienne, auteure d'ouvrages sur l'accompagnement de la fin de vie
Patrick Bouet, Président du Conseil national de l'Ordre des médecins

oderay
Le 07/02/2015 à 10:04

j'ai assisté, trop de douleurs physiques,à n'en plus finir, en fin de vie,à l'hôpital,et dans ma famille,pour être contre......

Doris
Le 05/02/2015 à 11:36

du moment que la volonté "du malade" est respectée..je respecte la decision de chacun.

Goudour Maryse
Le 05/02/2015 à 10:29

maman est en fin de vie actuellement et beneficie des soins mourrir dans la dignitee elle a un glioblastome je souffre enormement mais je suis soulagee pour elle car elle est tres bien soignee

Doris
Le 05/02/2015 à 09:32

EH BIEN MOI JE SUIS POUR CAR "MA VIE "M'APPARTIENT ET JE REFUSERAI TOUJOURS  LE MAINTIEN EN VIE CONTRE" MA" VOLONTÉ .

j'ai trop vu dans mon metier des patients  pleurer car on les obligeait à survivre ..la morphine n'empeche pas la douleur morale...

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